Un chat testé positif au coronavirus, une première en France


Illustration. (shutterstock)

Un premier chat a été testé positif au coronavirus en France, en région parisienne. L’École nationale vétérinaire d’Alfort dans le Val-de-Marne l’a annoncé ce samedi.

« L’unité mixte de recherche en virologie de l’École nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA), de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et de l’Inrae, en lien avec l’Institut Pasteur, a détecté le premier chat porteur du SRAS-CoV-2 en France », explique ce samedi l’École nationale vétérinaire d’Alfort, située à Maisons-Alfort.

Il s’agit d’une première en France. Le chat a probablement été infecté par ses propriétaires précise l’EnvA, qui recommande aux personnes malades d’appliquer une distanciation avec leur félin. L’animal contaminé vivait avec une personne contaminée. « À ce stade des connaissances scientifiques, il semble que les chats ne sont pas aisément infectés par le virus. Mais pour protéger leur animal familier, il est conseillé aux personnes malades du Covid-19 de limiter les contacts étroits avec leur chat », indique l’école.

Des tests ont été réalisés sur une dizaine de chats avec l’aide des vétérinaires d’Ile-de-France. Les propriétaires de ces animaux avaient une suspicion d’infection au Covid-19. L’un des chats, situé « près de Paris« , a été testé positif et présentait « des signes cliniques respiratoires et digestifs ».

Seulement quatre cas dans le monde

« À ce stade des connaissances scientifiques, il semble que les chats ne sont pas aisément infectés par le virus SRAS-CoV-2 même en contact avec des propriétaires infectés« , explique l’EnvA qui rappelle que « seulement quatre chats naturellement infectés » ont été signalés à ce jour dans le monde.


« Cela reste un phénomène rare »

« Il n’est pas forcément étonnant de retrouver un chat porteur de ce virus puisque cela a déjà été décrit, à Hong Kong (un cas), en Belgique (un cas) et à New York (deux cas) mais cela reste un phénomène rare puisque même en cherchant de manière pro-active, dans une région où le SARS-CoV-2 circule de manière importante, nous n’avons pour le moment détecté qu’un seul animal positif », explique Sophie Le Poder, professeure de virologie à l’ENVA et co-auteure de l’étude, citée par L’Express.