Un ex-policier acquis aux thèses djihadistes écope de 7 ans de prison en appel, une peine alourdie


Illustration (Mike Fouque/shutterstock)

La peine de l’ancien policier a été alourdie en appel. Reconnu coupable d’association de malfaiteurs à visée terroriste et d’escroquerie, Mamadou N’Diaye a écopé de sept ans de prison.

Un ancien gardien de la paix affecté au commissariat du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) avait été condamné en première instance, en juillet 2019, à six ans de prison pour « association de malfaiteurs à visée terroriste » et « escroquerie ». Jugé en appel ce lundi, sa peine a été aggravée par la cour d’appel de Paris à sept années d’emprisonnement, assorties d’une période de sûreté de moitié. La cour a ordonné son maintien en détention et lui a également interdit d’exercer un emploi public.

Mamadou N’Diaye a été condamné pour avoir adhéré aux thèses djihadistes du groupe État islamique (EI), entre 2014 et 2016, avec son frère radicalisé, mais aussi pour avoir cautionné l’attentat qui a coûté la vie à un couple de policiers à Magnanville (Yvelines) en 2016, et pour avoir activé un compte Twitter pour le compte d’un cadre français de Daech, Salah-Eddine Gourmat.

L’ex-policier a aussi été reconnu coupable d’avoir consulté des fichiers de police pour regarder les fiches de personnes soupçonnées de terrorisme.

Il était intervenu sur le lieu de l’assassinat d’Aurélie Châtelain

L’homme avait été interpellé dans le commissariat où il travaillait, en juin 2017. Il était affecté à la brigade des accidents et délits routiers, et était notamment intervenu sur les lieux de l’assassinat d’Aurélie Châtelain en avril 2015 à Villejuif, commis par un terroriste qui a été condamné à la perpétuité en novembre dernier.

Mamadou N’Diaye a depuis été révoqué et avait comparu libre en première instance. Il était entre temps devenu chauffeur VTC.