Une pétition réclamant la libération de «Marie Acab-land» récolte des milliers de signatures


Une pétition qui réclame la libération d'Amélie H. a été lancée le week-end dernier. (photo du site change.org / Actu17)

Une pétition en ligne sur la plateforme change.org réclame la libération d’Amélie H. alias « Marie Acab-land ». La jeune femme de 21 ans a été condamnée à 8 mois de prison ferme avant d’être écrouée, le 4 décembre dernier.

Amélie H., 21 ans, a été condamnée ce mercredi 4 décembre à 8 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Versailles (Yvelines) pour des violences psychologiques sur plusieurs policiers. La jeunes femme a été écrouée à l’issue de son jugement puisqu’un mandat de dépôt a été délivré à son encontre. Elle a également écopé d’une interdiction de paraître dans le département des Yvelines.

Plusieurs policiers qui étaient parties civiles s’étaient vu attribuer 2, 3 et 8 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) suite à ces violences psychologiques. Amélie H. était accusée depuis plusieurs semaines de suivre des policiers pour les prendre en photo, relevant leur adresse et la plaque d’immatriculation de leur véhicule notamment.

48 heures plus tôt, la jeune femme qui fait l’objet d’une fiche S (sûreté de l’État), avait été interpellée et placée en garde à vue alors qu’elle suivait des enquêteurs de la police judiciaire de Versailles (SRPJ) en les filmant et en « haranguant la foule ».

Près de 5000 signatures

Une pétition « adressée à Emmanuel Macron » a été lancée ce samedi sur la plateforme change.org pour réclamer la libération d’Amélie H. qui se faisait appeler « Marie Acab-land » (pour All Cops Are Bastards, ndlr) sur Facebook il y a encore quelques semaines, avant que son compte soit clôturé.


« Très courageux de la part de cette jeune fille que d’aller sur le terrain pour démasquer et pouvoir un jour faire condamner ces policiers qui agissent en toute impunité », peut-on lire dans la description. A la mi-journée ce mardi, la pétition avait récolté près de 5000 signatures.

Également condamnée en mai dernier

Amélie H. avait déjà été condamnée à une peine avec sursis en mai dernier, pour avoir diffusé une vidéo montrant la fabrication « d’un engin destiné à attenter à l’intégrité physique ».

Elle avait également été interpellée le 16 novembre dernier pour des faits de rébellion, à proximité de la place d’Italie à Paris (XIIIe) en marge de la manifestation annulée des Gilets jaunes, avant d’être relaxée par la justice.