Val-d’Oise : Deux ateliers de fabrication de faux papiers démantelés, 3 mises en examen


Illustration. (Shutterstock)

Un réseau de faussaires a été démantelé par les policiers. Du matériel de confection perfectionné a été saisi, ainsi que 1150 cartes vierges.

Deux ateliers de fabrication de faux documents d’identité ont été démantelés dans le Val-d’Oise, a annoncé la police ce lundi. Trois personnes ont été mises en examen dont deux placées en détention provisoires dans ce dossier dirigé par un juge d’instruction de Marseille.

C’est dans la cité phocéenne que les investigations ont débuté. Les policiers ont été alertés par le transporteur Chronopost de la découverte d’un colis contenant des documents français et étrangers, dérobés à Marseille. Il devait quitter l’hexagone pour être livré en Grèce.

Un colis à destination de passeurs grecs

D’après une source policière citée par BFMTV, ces documents devaient atterrir entre les mains de passeurs en Grèce pour servir à des personnes ayant une ressemblance physique avec le titulaire officiel des papiers d’identité.

Immédiatement, une surveillance a été mise en place : écoutes, planques et filatures. Les enquêteurs ont ainsi réussi à localiser deux ateliers de confection de faux documents d’identité dans les communes de Survilliers et Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise).


Les deux appartements ont été perquisitionnés. Dans l’un, les policiers ont saisi « des faux documents, des imprimantes de qualité moyenne, des tampons ou des bandeaux autocollants siglés RF », et dans l’autre « une imprimante thermique très très rare, qui ne se trouve pas dans le commerce » et qui aurait été acquise sur le Darknet.

150 à 250 € le faux document d’identité

Les enquêteurs ont aussi saisi 1150 cartes vierges au format carte de crédit ou permis de conduire, et procédé à l’interpellation de trois suspects. Il s’agit de deux Algériens de 35 ans et de la compagne de l’un d’eux. Au terme de leur garde à vue, tous trois ont été mis en examen. Les deux hommes ont été placés en détention provisoire, la femme sous contrôle judiciaire.

D’après les investigations, ce réseau était spécialisé dans la confection de cartes d’identité espagnoles, italiennes, belges et françaises, ainsi que dans les permis de conduire. Une partie des faux papiers était revendue dans le quartier de Barbès à Paris. Ils se monnayaient entre 150 et 250 euros pièce.