Var : Retrouvée aux abords d’une forêt, elle affirme avoir été séquestrée pendant 5 ans


Illustration. (Pixabay)

Recueillie ce dimanche par un automobiliste alors qu’elle errait sur une route aux abords d’une forêt à Agay (Var), une femme de 31 ans a affirmé avoir vécu un calvaire.

La trentenaire a raconté avoir été séquestrée durant cinq ans dans une villa de Saint-Raphaël. Prise en charge par les secours, elle a accusé sa belle-mère, âgée de 61 ans, d’être sa geôlière. Cette dernière a été interpellée et placée en garde à vue ce mardi. À l’issue de cette mesure, elle a été présentée à un magistrat en vue de sa mise en examen. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.

Séquestration et mauvais traitements

D’après les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme vivait en couple avec l’un des fils de la mise en cause en 2008. Son compagnon l’aurait quittée après qu’elle soit tombée enceinte. Toutefois, la mère de celui-ci aurait hébergé la jeune femme qui avait 26 ans, relate France Bleu.

La relation avec sa belle-mère se serait détériorée lorsque la jeune femme a eu une aventure avec un autre membre de la famille. C’est à partir de là que la sexagénaire l’aurait séquestrée dans sa villa, lui faisant subir de mauvais traitements.

Pas de douche, un seul repas quotidien

Le procureur de la République a indiqué que la sexagénaire aurait mis la main sur les papiers d’identité de sa belle-fille pour ne plus les lui rendre durant deux ans. La jeune femme aurait été séquestrée dans une pièce sans autre mobilier qu’un banc, et sans pouvoir entrer en contact avec les autres personnes de la famille. Sa geôlière ne lui aurait servi qu’un seul repas par jour, et sa belle-fille ne disposait pas de toilettes intimes, ni de douche.


Toujours d’après les déclarations de la trentenaire communiquées par le magistrat, son calvaire aurait duré cinq ans. Elle a affirmé qu’elle avait tenté de s’échapper un jour mais qu’elle avait été rattrapée par l’un des fils de cette femme. Son calvaire aurait pris fin dimanche, alors qu’elle aurait profité de l’absence de sa belle-mère pour se faufiler par une fenêtre.

Une information judiciaire ouverte

Lors des interrogatoires, la sexagénaire a minimisé certains faits et en a nié d’autres. Ses propres enfants ont livré aux enquêteurs une version contradictoire.

Elle pourrait être mise en examen dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « séquestration, abus de faiblesse, violences volontaires habituelles sur personne vulnérable, soumission d’une personne vulnérable à des conditions d’hébergement indignes, escroquerie au jugement d’adoption ». Une autre est diligentée pour « non-assistance à personne en danger » contre X, relate Le Parisien.