Vidéos de dealers du quartier Mistral à Grenoble : le rappeur à l’origine du clip en garde à vue


Le rappeur Corbal Hood a été interpellé et placé en garde à vue après la diffusion de son clip «Chicagre». (capture vidéo Youtube)

Les vidéos d’individus armés en faction devant un « plan stup » du quartier du Mistral, à Grenoble (Isère), avaient fait grand bruit. Elles auraient été tournées pour un clip de rap. Le rappeur a été interpellé puis placé en garde à vue, ce mercredi.

Recherché depuis plusieurs jours les enquêteurs, le rappeur à l’origine du clip tourné dans le quartier du Mistral à Grenoble a été interpellé ce mercredi, révèle BFMTV. Il a été placé en garde à vue, notamment pour être interrogé sur la nature des vidéos utilisées dans son clip.

Diffusées sur les réseaux sociaux mardi dernier, les deux séquences montraient des individus en armes, encagoulés, en faction dans le quartier Mistral, ou encore des dealers réunis autour d’une table recouverte de bonbons et de bocaux semblant contenir de la drogue. Dans le clip du rappeur Corbak Hood, les images sont d’une définition supérieure. Il reprend des séquences de la seconde vidéo mais pas de la première.

Mardi, le jeune homme a affirmé auprès de France 3 qu’il n’avait « rien à voir » avec le trafic de drogue qui se tient dans ce quartier de Grenoble, assurant que « tout ça c’est de la mise en scène » et qu’il avait ainsi voulu faire le buzz car il « galérait un peu » dans le milieu musical. « J’ai laissé fuiter deux-trois images. J’ai attendu deux-trois jours que le buzz prenne, que ça monte, et là j’ai balancé le clip. Je m’attendais pas à ça », a-t-il déclaré.

Il va désormais devoir convaincre les enquêteurs et les magistrats, qui vont s’attacher à savoir « qui a fabriqué ces vidéos, ce qu’il en est de la nature exacte des armes et de la drogue exposées, et des liens entre les vidéastes et les trafiquants de stupéfiants du quartier », a déclaré le procureur de la République Eric Vaillant.


Le jeune homme a été placé en garde à vue pour « provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants, provocation à l’usage de substances présentées comme douées d’effets stupéfiants, provocation, non suivie d’effets au crime ou au délit par parole, port prohibé d’armes et injures publiques envers une personne dépositaire de l’autorité publique », a précisé le magistrat.