Villeurbanne : Pour avoir frappé et craché sur des policiers, ils écopent d’un stage de citoyenneté


Illustration. (NeydtStock / Shutterstock)

C’est une décision de justice qui a irrité les syndicats de policiers.


Deux jeunes hommes âgés de 19 et 20 ans qui habitent à Villeurbanne, dans la métropole de Lyon, ont été jugés par le tribunal correctionnel ce mercredi. Le 30 avril dernier, les deux prévenus avaient décidé de ne pas respecter les mesures de confinement et s’étaient rendus dans la chambre d’un de leur ami, dans un foyer, raconte LyonMag.

Une fête bruyante avait débuté et la direction de l’établissement avait alors décidé de faire appel à la police. Lorsqu’ils étaient arrivés dans la chambre, les policiers avaient été insultés, frappés et avaient aussi reçu des crachats ainsi que des projectiles, de la part des deux visiteurs qui avaient été interpellés. Leur ami âgé de 17 ans avait pour sa part tenter d’arrêter les deux agresseurs.

6 mois de sursis étaient requis

Les deux prévenus ont présenté leurs excuses aux fonctionnaires au cours de l’audience. L’un a affirmé qu’il était « tendu » à cause du ramadan. Des paroles qui n’ont pas convaincu la procureure de la République qui a requis 6 mois de prison avec sursis à l’encontre des deux jeunes hommes.

Le tribunal en a décidé autrement et a infligé un stage de citoyenneté aux deux prévenus, qui n’avaient jamais été condamnés auparavant. Ces derniers sont ressortis libres.


« C’est avec des décisions aussi désastreuses que le lien se fissure entre les policiers et la justice« 

Une décision difficile à comprendre pour les syndicats de policiers. « Énième agression contre des forces de l’ordre non sanctionnée. Petit à petit, les policiers ne croient plus en la justice, impitoyable uniquement avec eux… », a réagi la déléguée nationale du syndicat Unité SGP Police FO, Linda Kebbab, sur Twitter.

« C’est avec des décisions aussi désastreuses que le lien se fissure entre les policiers et la justice« , s’est exclamé le syndicat Synergie-Officiers sur le même réseau social. De son côté, le syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) évoque une « dramatique banalisation des violences contres les forces de l’ordre ».