Viol en réunion présumé : 6 pompiers de Paris placés sous le statut de témoin assisté


Illustration. (Alexandros Michailidis / Shutterstock)

Une étudiante norvégienne a déposé plainte à l’encontre de plusieurs sapeurs-pompiers, affirmant avoir été violée par plusieurs d’entre eux. Six pompiers ont été placés sous le statut de témoin assisté ce lundi, à l’issue de leur comparution devant un juge d’instruction.


Que s’est-il exactement passé cette nuit là ? Sur les 8 pompiers parisiens placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête de flagrance ouverte pour « viol en réunion » à la caserne Plaisance située dans le XIVe arrondissement à Paris, 6 ont été placés sous le statut de témoin assisté ce lundi avant d’être remis en liberté. Ces derniers sont âgés de 23 à 35 ans.

Il s’agit d’un statut entre celui de mis en examen et de témoin. Par ailleurs, il n’existe pas « d’indices graves ou concordants » à leur encontre à ce stade de l’enquête, selon une source judiciaire.

Les pompiers qui n’étaient pas en service au moment des faits, ont décidé de sortir dans la nuit de vendredi à samedi pour fêter un pot de départ. Ils ont rencontré trois étudiantes norvégiennes dans un bar du VIe arrondissement de la capitale. L’un des militaires a alors emmené l’une des trois jeunes femmes dans sa chambre, dans la caserne.

Une relation sexuelle consentie

La victime a raconté avoir alors eu une relation sexuelle consentie avec ce pompier mais que d’autres militaires les ont ensuite rejoints, alors qu’elle n’était pas d’accord. Elle a également précisé aux enquêteurs que les pompiers étaient six ou sept mais que la chambre était plongée dans le noir, l’empêchant de bien voir ce qu’il se passait.

L’étudiante se serait ensuite réfugiée dans les toilettes, où elle s’est enfermée. Ses deux amies restées à la soirée l’auraient peu après retrouvé à la caserne en pleurs, et en état de choc.

Le sapeur-pompier donne deux versions

Le sapeur-pompier qui a invité l’étudiante dans sa chambre aurait d’abord affirmé qu’il avait seulement embrassé la jeune femme, qu’elle se serait mise à pleurer avant de s’enfermer dans les toilettes alors qu’il lui demandait de partir.

Lors d’une seconde audition, le mis en cause aurait expliqué qu’il avait eu un rapport « consenti » avec la jeune femme, ajoutant que les rapports sexuels suivants, avec les autres pompiers, étaient également consentis.

Les pompiers suspendus

La chambre du mis en cause a été placé sous scellé pour les besoins de l’enquête. Le porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris Gabriel Plus a indiqué ce samedi au journal Le Parisien, que les pompiers en cause seraient suspendus « pour faciliter l’enquête de commandement » après leur garde à vue.