Violences urbaines à Grasse : les policiers attaqués par une cinquantaine d’individus


Des violences urbaines se sont déroulées dans la cité des Fleurs à Grasse ce lundi soir. (capture écran Google view)

Des individus ont scié plusieurs poteaux de caméras de vidéosurveillance dans la cité des fleurs à Grasse (Alpes-Maritimes) ce lundi soir. A leur arrivée, les policiers ont été attaqués par un groupe d’une cinquantaine d’individus au visage dissimulé.

Tout a commencé lorsque les policiers ont aperçu plusieurs individus encagoulés qui étaient en train de scier le poteau d’une caméra de surveillance peu avant 22 heures, dans la cité des fleurs de Grasse. Un équipage de police-secours a alors été appelé à se rendre sur place, afin de faire cesser les auteurs.

Mais une fois sur place, les fonctionnaires se sont retrouvés face à un groupe de cinquante à soixante individus hostiles qui avait le visage dissimulé et qui a commencé à leur jeter des projectiles, notamment des pierres. Les agresseurs ont également utilisé des mortiers d’artifice. Des renforts ont immédiatement été appelés et les policiers ont quitté les lieux.

Des containers à poubelles incendiés

Plusieurs équipages des Brigades anticriminalité (BAC), de Grasse, d’Antibes et de Cagnes-sur-Mer, ainsi que les policiers de la brigade canine (UCL) de Cannes, sont arrivés sur place alors que les agresseurs avaient déjà allumé de nombreux feux de containers à poubelles. Les policiers municipaux ont également participé à cette intervention. Des violences urbaines ont éclaté.

Les assaillants ont continué à utiliser des mortiers d’artifice contre les forces de l’ordre, en leur jetant divers projectiles. Les policiers ont répliqué par des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD 40) ainsi que par des moyens lacrymogènes.


Trois poteaux supportant des caméras de vidéosurveillance ont été sciés

Par la suite, les agresseurs ont été repoussés, ce qui a permis aux sapeurs-pompiers d’intervenir, pour éteindre au moins trois incendies de containers. Les policiers ont tout de même dû protéger les soldats du feu qui étaient eux aussi la cible de projectiles.

Les forces de l’ordre ont alors constaté que trois poteaux supportant chacun une caméra de surveillance avaient été sciés et étaient tombés au sol puis incendiées. Deux autres caméras ont été dégradées. Aucun des agresseurs n’a pu être interpellé et personne n’a été blessé du côté des forces de l’ordre.

Des violences urbaines et des destructions de caméras de vidéosurveillance qui seraient liées au trafic de stupéfiants et à une livraison importante de drogue à venir.