Violente agression d’un policier et sa compagne à Lyon : 3 suspects dont 2 mineurs mis en examen


Illustration. (Shutterstock)

Un policier qui était hors service et sa compagne ont été violemment agressés et frappés par plusieurs individus dans la nuit de samedi à dimanche, à proximité de leur domicile de Lyon. Trois individus viennent d’être mis en examen dans cette affaire.


Trois des quatre suspects interpellés ce mardi ont été mis en examen. Les faits se sont déroulés ce dimanche vers 04h30 du matin, dans le secteur du boulevard Yves Farge de Lyon (7e). Les victimes qui rentraient chez elles ont d’abord été prises à partie par deux individus arrivés à leur hauteur en voiture. « Sale flic » a crié l’un des occupants.

Le policier en repos a expliqué qu’il avait ensuite manqué d’être percuté. Les deux hommes ont agressé les deux victimes avant d’aller chercher une dizaine d’autres personnes pour frapper le fonctionnaire, a précisé le parquet cité par Le Parisien.

45 jours d’ITT

Le fonctionnaire âgé de 35 ans, souffre de « plusieurs fractures à la cheville, une luxation du talon d’Achille et de nombreuses ecchymoses sur tout le corps » a indiqué le procureur de la République. Il s’est vu attribuer 45 jours d’Incapacité totale de travail (ITT). Sa compagne a reçu un certificat mentionnant 3 jours d’ITT.

Deux suspects écroués

Trois individus ont été mis en examen ce mercredi : un homme majeur et deux adolescents de 14 et 17 ans, qui sont inconnus de la justice, pour « violences volontaires avec arme et en réunion ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours sur une personne dépositaire de l’autorité publique » et « violences volontaires en réunion sur le conjoint d’une personne dépositaire de l’autorité publique à raison des fonctions de cette dernière ».


Le mis en cause majeur et celui âgé de 17 ans ont été placés en détention provisoire. Le mineur de 14 ans a quant à lui été placé sous contrôle judiciaire.

Les trois suspects ont reconnu « leur présence sur les lieux de l’agression tout en minimisant leur participation et en contestant avoir connu la qualité de policier de la victime », a détaillé le parquet.