Yonne : Une mère de famille tuée par balle par son ex-compagnon en pleine rue, à Monéteau


Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock)

Une femme de 32 ans a été tuée par balles par son ex-compagnon ce vendredi après-midi à Monéteau, près d’Auxerre (Yonne). Elle était mère de deux enfants en bas âge. L’auteur présumé du meurtre, qui a tenté de mettre fin à ses jours, a été placé en garde à vue.

L’horreur en pleine rue. Un homme a ouvert le feu sur son ex-compagne derrière le bureau de Poste de Monéteau vers 16 heures rapporte L’Yonne Républicain. Cette dernière est décédée. Il aurait tiré à deux reprises sur la victime, avant de tenter de se suicider. « C’est la police municipale qui a d’abord été alertée par des riverains », a indiqué le procureur de la République d’Auxerre, Hugues de Phily. « Une policière municipale, armée, a demandé à l’homme de lâcher son arme », a précisé la maire de Monéteau, Arminda Guiblain. Le mis en cause de 44 ans a été interpellé, remis aux gendarmes puis placé en garde à vue.

Les deux enfants de la défunte, âgés de 5 ans et 18 mois selon France Bleu, ont été pris en charge par les médecins du SMUR. Ils vont être remis à la famille ou aux services sociaux le cas échéant.

Le mis en cause avait écopé d’un stage de sensibilisation aux violences conjugales

Le tueur présumé est déjà connu des services de police et de justice pour des faits de violence envers la victime. « Il avait déjà été entendu à plusieurs reprises par les enquêteurs », a détaillé le procureur, ajoutant que la situation « avait été prise en compte ». En début d’année, la défunte avait déposé plainte contre son ex-compagnon. Elle avait également fréquenté une association d’aide aux victimes de violences conjugales.

L’homme avait écopé d’une composition pénale. Il s’agit d’une procédure qui permet au procureur de la République de proposer une sanction au mis en cause pour éviter un procès, dans le cas où il reconnaît les faits qui lui sont reprochés.

Suite à cette procédure, le quadragénaire avait dû suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales a précisé Hugues de Phily. « Nous allons regarder avec minutie quels avaient été les signaux précédents et quelles réponses avaient été apportées », a-t-il affirmé, mentionnant qu’il n’y avait « pas de signaux d’alerte ».

Selon le collectif « Nous Toutes », il s’agirait du 52ème féminicide depuis le début de l’année.