Yvelines : Surpris en train de filmer une femme dans une cabine d’essayage, un policier en garde à vue


Illustration. (photo Jean-Louis Zimmermann/Flickr)

Un policier hors service âgé d’une trentaine d’années a été interpellé ce jeudi au centre commercial Westfield Parly 2 du Chesnay-Rocquencourt (Yvelines). Il a reconnu avoir filmé une femme qui se changeait dans une cabine d’essayage.

Son acte va le conduire devant le tribunal mais également devant la commission de discipline. Un policier qui était en repos se trouvait au magasin Decathlon au centre commercial Westfield Parly 2 ce jeudi lorsque son comportement a attiré l’attention des agents de sécurité raconte Le Parisien.

Ces derniers ont constaté que le suspect était en train de filmer une femme qui se changeait dans une cabine d’essayage, avec son téléphone portable. Interrogé sur ce qu’il était en train de faire, l’homme a présenté sa carte professionnelle de policier et s’est dirigé vers la sortie du magasin.

« Un besoin d’adrénaline »

Les agents de sécurité l’ont arrêté et ont alerté la police. Le gardien de la paix a alors été placé en garde à vue au commissariat de Versailles pour avoir porté atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui.

Le mis en cause a reconnu les faits durant ses auditions, expliquant son geste par « un besoin d’adrénaline » et affirmant avoir voulu « se mettre en danger ». Les images avaient déjà été effacées de son téléphone portable. Le fonctionnaire a par ailleurs fait l’objet d’une expertise psychiatrique qui n’a pas révélé de problèmes de sa personnalité.


« C’est une brebis galeuse qui jette l’opprobre sur la profession »

Affecté dans un commissariat des Yvelines, le policier en cause est « plutôt bien noté par sa hiérarchie », indique une source proche de l’enquête citée par le quotidien francilien. Une affaire qui passe mal dans les rangs des policiers, déjà la cible de nombreux reproches ces derniers jours. « C’est une brebis galeuse qui jette l’opprobre sur la profession », a commenté un fonctionnaire de police au journal.

Remis en liberté, le mis en cause sera jugé prochainement lors d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), appelée également « plaider-coupable ». En outre, il sera également convoqué devant le conseil de discipline et pourrait être sanctionné administrativement.