Yvelines : Un adolescent de 17 ans interpellé pour une agression homophobe, la victime a 30 jours d’ITT


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La victime de 18 ans a été rouée de coups en raison de son homosexualité.


L’agression a été particulièrement violente ce 2 février dans la cité de La Noé à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Un homme de 18 ans discutait avec des amis dans la rue lorsque son agresseur de 17 ans, qui le connait pour avoir été dans la même classe, s’est approché. La victime n’a jamais caché son orientation sexuelle dans la cité raconte Le Parisien.

Ce dernier avait jusqu’ici était la cible d’insultes. Mais ce jour là, son ex-camarade de classe a tenu des propos homophobes à son encontre et l’a menacé. L’agresseur s’est jeté sur lui et l’a roué de coups au visage. Il lui a ensuite porté un coup de pied alors qu’il avait chuté au sol. Présentant une facture à la mâchoire et plusieurs dents brisées, la victime tout juste majeure a été évacuée à l’hôpital tandis que l’agresseur avait pris la fuite.

Plus tard, ce dernier s’est vu prescrire 30 jours d’ITT (incapacité totale de travail) et souffre encore aujourd’hui d’un grave traumatisme psychologique précise le journal francilien.

Un suspect condamné et interdit de séjour dans la commune

Les policiers du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) chargés de l’enquête sont parvenus à identifier un suspect malgré le refus de plusieurs habitants de cette cité, de témoigner à visage découvert. L’agresseur présumé est un ancien habitant du quartier, vivant aujourd’hui à Rouen (Seine-Maritime).

Condamné dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants, la justice l’a interdit de séjour à Chanteloup-les-Vignes. Grâce à un travail de téléphonie, les enquêteurs ont déterminé que le suspect était présent sur place, au moment de la violente agression homophobe.

Déféré devant un juge des enfants

L’adolescent âgé de 17 ans a été interpellé et placé en garde à vue ce mercredi. Face aux enquêteurs, il a nié les faits malgré les nombreux éléments le mettant en cause. La victime l’a par ailleurs formellement reconnu.

Le mis en cause a été déféré ce jeudi devant un juge des enfants à Rouen en vue de sa mise en examen.