Yvelines : Un policier mis en examen pour homicide volontaire après une course-poursuite


Illustration © Actu17

Un policier de 29 ans a été mis en examen pour homicide volontaire ce vendredi à Versailles (Yvelines). Il est soupçonné d’avoir tué par balles un chauffard après une course-poursuite. Le fonctionnaire affirme avoir agi en état de légitime défense.

Un homme au volant qui était âgé de 28 ans a été tué dans la nuit de samedi 17 octobre au dimanche 18 octobre à Poissy. Alors qu’il refusait de se soumettre à un contrôle, un policier de la Brigade anticriminalité de nuit de Paris (BAC 75N) a ouvert le feu sur ce dernier qui, selon sont récit, lui fonçait dessus. Le fonctionnaire a été mis en examen pour homicide volontaire puis placé sous contrôle judiciaire vendredi rapporte Le Parisien. Il a également interdiction d’exercer son métier de policier, de porter une arme et de se rendre dans les Yvelines.

L’affaire a débuté vers 02h10 lorsque cet homme au volant d’une Renault Clio, accompagné de deux autres personnes de 24 et 29 ans, a refusé de s’arrêter quand les policiers lui ont ordonné. Il circulait alors sur le périphérique parisien et venait de faire une embardée.

Son permis de conduire était annulé

Plus tôt dans la nuit, les trois hommes avaient quitté Poissy pour se rendre à La Défense (Hauts-de-Seine) pour acheter du whisky détaille une source proche de l’enquête, au quotidien. Le conducteur a refusé le contrôle et a accéléré. Il circulait alors que son permis de conduire est annulé.

Le fuyard s’est engagé sur l’autoroute A13 en direction des Yvelines, roulant entre 80 et 110 km/h indiquent nos confrères. Les policiers poursuivaient le véhicule en fuite et ont expliqué qu’ils n’avaient pas pu prévenir des renforts venant des Yvelines, étant donné que leur radio police était hors service. Le chauffard s’est ensuite engagé dans les rues de Poissy, dans le quartier de Beauregard.


Trois tirs

Le chauffard a alors percuté une voiture en stationnement et se serait arrêté. L’un des policiers est sorti de la voiture et lui a ordonné en criant de stopper la voiture. Le conducteur aurait redémarré sur le fonctionnaire qui a fait feu à trois reprises. Il a été touché à l’épaule et à la poitrine. Les secours n’ont rien pu faire pour le sauver.

L’homme âgé de 28 ans qui était père de deux enfants, était déjà connu pour des délits routiers. Les résultats des analyses toxicologiques ne sont pas encore disponibles et on ne sait pas à ce stade si le fuyard conduisait sous l’empire de l’alcool.

Le parquet avait d’abord indiqué que l’automobiliste avait redémarré « mettant en danger le policier qui, au passage de la voiture, ouvre le feu et blesse mortellement le conducteur ». L’enquête menée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a déterminé que le fonctionnaire se trouvait sur le côté du véhicule lorsqu’il a ouvert le feu. Des premières conclusions basées sur les résultats de l’autopsie et la balistique précise Le Parisien.

Le parquet a indiqué au Figaro que les premiers éléments ne permettaient pas de confirmer la version du policier : « C’est un constat de sa part, une impression. (…) La seule chose plutôt établie, c’est que la voiture a bougé, a roulé. À vive allure ou pas, ça, on ne le sait pas encore ».

Le policier de 29 ans, qui est également moniteur de tir, a été placé en garde à vue puis présenté à un juge d’instruction en début de semaine. Il est inconnu de la justice. Deux enquêtes ont été ouvertes dans ce dossier, l’une confiée à l’IGPN pour éclaircir les circonstances des tirs du policier, la seconde menée par la sûreté départementale pour refus d’obtempérer et tentative d’homicide.