1000 euros avec sursis pour l’infirmière qui avait jeté des pierres sur les policiers à Paris

Farida C. avait été interpellée lors d'une manifestation de soignants à Paris, le 16 juin 2020. (capture écran BFMTV/Remy Buisine)

Une infirmière de 51 ans était poursuivie pour avoir jeté des morceaux de bitume sur les policiers au cours d’une manifestation des soignants à Paris, en juin 2020. Elle a été condamnée ce mardi à une amende de 1000 euros avec sursis par le tribunal de Paris.

Son interpellation avait été filmée et avait fait l’objet de critiques. Sur une autre séquence filmée quelques minutes plus tôt, Farida C., une infirmière de 51 ans, était filmée en train de jeter des morceaux de bitume sur les policiers. Une scène qui s’est déroulée le 16 juin 2020 sur l’esplanade des Invalides à Paris (VIIe).

La prévenue avait été jugée le 22 février dernier. Le parquet avait requis une peine de deux mois de prison avec sursis. Ce mardi, le tribunal de Paris l’a relaxée des chefs de « rébellion » et « outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique » concernant des insultes.

Pas d’inscription au casier judiciaire

Farida C. a néanmoins été reconnue coupable d’« outrage » au sujet des doigts d’honneur et « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail (ITT) ». Elle a été condamnée à une amende de 1000 euros avec sursis, avec une dispense d’inscription sur le bulletin B2 de son casier judiciaire. La quinquagénaire devra également verser 100 et 200 euros de dommages et intérêts à deux policiers, parties civiles dans ce dossier, au titre du préjudice moral subi.

« Quand vous êtes en colère, vous ne réfléchissez pas à ce que vous faites », a concédé Farida C. au Parisien.  L’infirmière a estimé avoir « été contaminée par la violence de la police », le jour des faits. Son avocat, Me Arié Alimi, évoque sur Twitter « une très belle décision de justice ». Une plainte avait également été déposée par cette infirmière, à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), estimant que son interpellation avait été brutale.

Durant cette manifestation, au moins 14 policiers avaient été blessés. L’un d’entre eux avait été frappé par une quinzaine d’individus alors qu’il venait de tomber au sol. Une scène qui avait également été filmée.