Affaire Estelle Mouzin : L’ex-épouse de Michel Fourniret reconnaît un rôle dans la séquestration de la fillette


Estelle Mouzin a disparu le 9 janvier 2003. (photo Benoit Tessier/Maxppp)

L’ex-épouse de Michel Fourniret a révélé de nouvelles informations aux enquêteurs concernant la disparition de la petite Estelle Mouzin. De nouvelles fouilles vont avoir lieu dans les prochains jours pour tenter de retrouver le corps de la fillette.


Des révélations qui pourraient faire évoluer l’enquête. De nouvelles fouilles ont été organisées la semaine dernière dans les Ardennes, notamment à Issancourt, pour tenter de retrouver la dépouille de la petite Estelle Mouzin, disparue à l’âge de 9 ans, le 9 janvier 2003.

Ces recherches n’ont rien donné mais l’ex-épouse de Michel Fourniret – tous deux ont été mis en examen dans ce dossier – s’est exprimée auprès de la juge d’instruction, Sabine Kheris. Elle a reconnu avoir eu un rôle dans la séquestration de la victime, dans les Ardennes, a appris franceinfo auprès de Didier Seban, l’un des avocats d’Eric Mouzin, le père de la fillette. Monique Olivier ne se trouvait pas en Seine-et-Marne (Estelle Mouzin a disparu à Guermantes, ndlr) lorsque la petite fille a été enlevée, « mais était présente au moment où Estelle était dans les Ardennes, vivante », a précisé l’avocat.

« Elle a orienté les enquêteurs vers un lieu qui va être fouillé »

Il s’agit d’une information qui n’avait jamais été donnée jusqu’à présent par les deux mis en cause. « En précisant sa participation et son rôle, elle a orienté les enquêteurs vers un lieu qui va être fouillé dans les jours qui viennent », a ajouté l’avocat, à nos confrères.

Un ADN partiel d’Estelle Mouzin avait été découvert sur un matelas qui se trouvait dans la maison de la sœur de Michel Fourniret, à Ville-sur-Lumes, il y a quelques mois.


De nouvelles fouilles vont débuter ce mardi dans les Ardennes. Michel Fourniret a été mis en examen en novembre 2019 dans l’affaire de la disparition d’Estelle Mouzin pour enlèvement et séquestration suivis de mort. Son ex-compagne a quant à elle été mise en examen pour « complicité » à ce stade des investigations.