Affaire Estelle Mouzin : Michel Fourniret et sa femme ont échangé des dizaines de SMS la nuit de la disparition


Michel Fourniret lors d'une reconstitution dans l'affaire Joanna Parrish, le 25 septembre 2018 à Moneteau dans l'Yonne. (photo Jérémie Fulleringer/PHOTOPQR/L'YONNE REPUBLICAINE/MAXPPP)

Des dizaines de SMS ont été échangés entre le tueur en série Michel Fourniret et Monique Olivier son ex-femme, le soir et la nuit de la disparition de la petite Estelle Mouzin.

Monique Olivier a été de nouveau entendue, ce jeudi, par la juge d’instruction en charge du dossier de la disparition d’Estelle Mouzin. L’ex-femme de Michel Fourniret âgée de 71 ans, a déjà été mise en examen pour « complicité » dans ce dossier. Cette nouvelle audition a été largement consacrée au travail de téléphonie réalisé par les enquêteurs explique Europe 1.

Estelle Mouzin, 9 ans, a disparu le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). Au moment des faits, « l’Ogre des Ardennes » et sa femme possédaient pas moins de dix téléphones. Certaines lignes avaient été ouvertes avec des cartes prépayées, parfois par un compte belge appartenant à Michel Fourniret. Nul doute que le couple avait l’intention de brouiller les pistes et donc de compliquer le travail de la police, comme le font les délinquants, d’autant qu’il n’y avait pas de messageries chiffrées au moment des faits.

Les gendarmes étudient l’activité de ces lignes téléphoniques depuis plusieurs mois indiquent nos confrères. Une demande des avocats du père d’Estelle Mouzin depuis 2006.

Des messages de 18 heures à 4 heures

C’est ainsi que les enquêteurs ont découvert que ce 9 janvier 2003 dès 18 heures, heure où Estelle a été aperçue pour la dernière fois par un témoin à Guermantes, Michel Fourniret et son ex-femme ont échangé en continue des SMS.


Des messages qui ont été envoyés toute la nuit, jusqu’au retour de Michel Fourniret vers 4 heures du matin, à son domicile ardennais. A ce stade, les enquêteurs ignorent le contenu des messages échangés. Mais tout laisse à penser que « l’Ogre des Ardennes » a tenu informé son ex-femme au moment des faits.

L’ADN de la petite fille retrouvé sur un matelas

En août dernier, de nouvelles expertises avaient permis de retrouver un ADN partiel d’Estelle Mouzin, sur un matelas qui appartenait à la maison de Michel Fourniret, à Ville-sur-Lumes (Ardennes). Il avait été saisi en 2003.

Quelques jours plus tôt, Monique Olivier a déclaré que son ex-mari Michel Fourniret avait emmené la petite fille dans la maison de sa sœur à Ville-sur-Lumes, dans les Ardennes, où il l’a ensuite violée et étranglée. La sexagénaire a aussi expliqué que le tueur en série avait quitté leur domicile de Sainte-Custine en Belgique, le matin de la disparition d’Estelle Mouzin.

« L’Ogre des Ardennes » a été mis en examen dans l’affaire de la disparition de la petite fille. Il était passé aux aveux en mars dernier.