Affaire Neymar : Dans une interview, la plaignante évoque «une agression et un viol»


Najila Trindade a déposé plainte contre Neymar Jr. pour viol. (capture écran SBT jornalismo)

La jeune femme qui a déposé plainte contre le joueur du Paris-Saint-Germain Neymar Jr. s’est exprimé dans une interview à la télévision SBT, au Brésil. Quelques extraits de cet entretien ont été diffusés ce mercredi soir. Elle affirme de nouveau que la star brésilienne l’a violée.

C’est la première fois que la jeune brésilienne s’exprimait en public au sujet de son dépôt de plainte visant Neymar. L’intégralité de cette interview télévisée sera diffusée lundi mais plusieurs extraits ont été rendus publics ce mercredi soir.

Najila Trindade Mendes de Souza qui explique être une mannequin, a donné une version très détaillée des faits. « Je suis une personne commune, j’étudie le design d’intérieur, je travaille, je suis mannequin, j’aime le sport, je suis maman… », a-t-elle d’abord déclaré.

Elle affirme qu’elle avait l’intention « d’avoir une relation sexuelle avec lui »

La plaignante a confirmé que c’était bien le joueur du PSG qui avait réglé le prix de son billet d’avion et son séjour à Paris. Elle serait arrivée à Paris le 15 mai dernier, pour repartir 48 heures plus tard. Elle affirme qu’elle avait l’intention « d’avoir une relation sexuelle avec lui ». « Je l’ai connu à travers Instagram. Je lui ai envoyé une image, avec un petit texte, il m’a répondu. On a échangé puis il m’a demandé mon numéro de téléphone et on a discuté ».

Selon son récit, l’ambiance a changé lors de leur premier rendez-vous, comparé aux échanges qu’ils avaient eu sur les réseaux sociaux. « Il était agressif, totalement différent du garçon que j’avais connu dans nos messages. Comme j’avais très envie d’être avec lui, j’ai dit OK, je vais essayer de gérer ça », explique la jeune femme.


« Pendant qu’il commettait l’acte il a continué de me frapper violemment »

« Nous avons commencé à nous caresser, à nous embrasser, jusque-là tout allait bien, poursuit la jeune Brésilienne. Il a commencé à me frapper et les premières fois j’ai dit OK, tout va bien », ajoute-t-elle. « Après, il a commencé à me faire très mal, je lui ai demandé d’arrêter parce que ça me faisait souffrir. Il m’a dit ‘Excuse-moi, ma jolie’. J’ai demandé s’il avait apporté des préservatifs, il a dit que non, et moi j’ai dit que rien ne se passerait ».

« Il m’a retournée et a commis l’acte, et pendant qu’il commettait l’acte il a continué de me frapper violemment sur le derrière. Ça a été très rapide », poursuit Najila Trindade Mendes de Souza, ajoutant que « ça a été une agression et un viol ».

« Un piège » selon Neymar

Dans une vidéo diffusée sur Instagram dimanche, Neymar a nié les faits et s’est dit innocent, affirmant être tombé « dans un piège ». La vidéo du footballeur contenait de nombreux échanges sur WhatsApp avec une femme présentée comme la plaignante, et plusieurs photos où elle apparaît dénudée étaient visibles. Neymar a depuis retiré cette vidéo qui fait l’objet d’une enquête de la police brésilienne et pour laquelle il doit être auditionné ce vendredi.

Ce lundi soir, les avocats de la plaignante ont annoncé qu’ils se retiraient de cette affaire, indiquant que leur cliente avait trop changé de version des faits.

Blessé lors d’un match, il ne participera pas à la Copa America

Pour l’heure, le clan Neymar n’a pas réagi ces nouvelles déclarations de la plaignante. Environ une heure après la diffusion des extraits de cette interview (dans la nuit de mercredi à jeudi), le joueur du PSG entrait sur le terrain avec la sélection brésilienne pour affronter le Qatar, un match de préparation pour la Copa America.

La rencontre a rapidement pris fin pour la star brésilienne qui s’est blessée à la cheville après le tacle d’un joueur qatari, à la 17e minute. Le joueur souffre d’une rupture du ligament de la cheville a annoncé la fédération brésilienne et ne participera pas à la Copa America.

Peu avant le match, Neymar avait écrit sur Instagram que c’était « l’une des parties les plus difficiles » de sa carrière « à cause des circonstances ».