Marseille : Le père de famille attaqué au couteau devant l'école catholique de ses enfants est décédé

La victime, un médecin militaire âgé de 40 ans, avait été poignardé à plusieurs reprises au niveau de la gorge, alors qu'il venait récupérer ses enfants à l'école.
Illustration. (Actu17)
Par Actu17
Le vendredi 27 mai 2022 à 17:14 - MAJ vendredi 27 mai 2022 à 18:14

Le père de famille âgé de 40 ans qui avait été poignardé à de multiples reprises au niveau de la gorge à Marseille, devant le groupe scolaire catholique privé Sévigné (13e), le 10 mai dernier, est décédé des suites de ses blessures dans la nuit de jeudi à vendredi a-t-on appris, confirmant une information du Point.

Ce médecin militaire radiologue à l'hôpital Laveran avait été évacué à l'hôpital avec un pronostic vital très engagé. Il était marié et père de trois enfants. Le quadragénaire venait récupérer ses enfants de 3 et 7 ans lorsqu'il a été soudainement attaqué par derrière. Des passants étaient intervenus, parvenant à maîtriser l'assaillant.

Mohamed L., 23 ans, déjà connu des services de police, avait alors été interpellé par les policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) du 14e arrondissement, puis placé en garde à vue. Au moment de cette attaque, il avait notamment crié avoir agi "au nom d'Allah" d'après une source proche de l'affaire, tenant dans le même temps des propos confus.

L'assaillant a été placé en détention provisoire

Dans ce dossier, le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire pour "tentative d'homicide volontaire", qui va donc être requalifiée. Mohamed L. a depuis été mis en examen et placé en détention provisoire. Il n'a pas été hospitalisé d'office en psychiatrie. La piste terroriste n'a pas été retenue à ce stade, la perquisition du logement de l'agresseur n'ayant pas permis de découvrir des éléments allant vers cette hypothèse.

«Le motif terroriste doit être retenu dans cette affaire»

La maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Marion Bareille, a réagi au décès de la victime sur Twitter : "A sa femme, ses enfants, sa famille, ses amis et ses frères d’armes, j’adresse mes plus sincères condoléances. J’espère que la justice se prononcera avec une extrême sévérité, car je ne saurais accepter qu’un tel crime reste impuni."

"Le motif terroriste doit être retenu dans cette affaire", lance de son côté le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, sur Twitter, qui fait part dans le même temps de sa "vive émotion au moment d’apprendre la disparition d’Alban Gervaise, médecin militaire attaqué au couteau à la sortie de l’école devant ses enfants à Marseille".