Ariège : Une femme meurt ligotée et asphyxiée chez elle pour 3000 euros, 2 hommes mis en examen et écroués


Illustration. (Adobe Stock)

La victime âgée de 59 ans avait été retrouvée dans un état critique par l’une de ses filles avant de décéder peu après. Dans cette affaire, deux hommes ont pu être identifiés par les gendarmes avant d’être mis en examen et écroués.


Marie Curpanen avait 59 ans lorsqu’elle est morte asphyxiée dans son appartement, à Saint-Girons (Ariège) le 3 janvier dernier. L’enquête menée par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse (Haute-Garonne) a permis de comprendre ce qui était arrivé à la quinquagénaire.

La victime se rendait chaque semaine au Pas-de-la-Case, en Andorre, pour acheter des cigarettes et ainsi alimenter un petit réseau de contrebande raconte Le Parisien. C’est de cette façon que cette mère de quatre enfants, ancienne prostituée, arrondissait ses fins de mois difficiles.

Ligotée et fermement bâillonnée

Ce vendredi 3 janvier, les deux mis en cause se sont présentés à la porte de Marie Curpanen, allée Pierre-Semard à Saint-Girons. Les deux frères de 41 et 48 ans qui sont issus de la communauté des gens du voyage venaient régulièrement acheter des cigarettes à la quinquagénaire, qui leur a ouvert sans méfiance. Une fois à l’intérieur du logement, les deux hommes l’ont ligotée et bâillonnée fermement avant de lui voler les 3000 euros qu’elle avait chez elle.

Ils ont ensuite pris la fuite et se sont rendus à Toulouse pour y acheter de la cocaïne. La mère de famille a été retrouvée dans la soirée par sa fille âgée de 20 ans avant de décéder peu après, suite à cette longue asphyxie.


Un ADN retrouvé sur la scène de crime

Les enquêteurs ont rapidement orienté leurs investigations sur la piste crapuleuse : le sac à main de la victime avait disparu et les témoignages des riverains ont montré que cette dernière avait souvent de l’argent liquide sur elle. De plus, les relevés et prélèvements effectués par les techniciens de la police scientifique ont permis d’isoler un ADN sur le ruban adhésif qui a servi à immobiliser la victime.

Cet ADN était déjà présent dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), il s’agissait de celui d’un deux frères, connu pour être un toxicomane. Par la suite, les gendarmes ont réalisé un travail sur les vidéosurveillances, permettant d’identifier le second mis en cause dans la voiture, quelques minutes avant le drame explique le quotidien.

Déjà connus des services de la justice

Les deux suspects ont été interpellés par les hommes du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ce mardi à Pau (Pyrénées-Atlantiques) avant d’être placés en garde à vue. Ces derniers étaient déjà connus des services de la justice pour des faits de violences et d’escroquerie. Le mis en cause dont l’ADN a été identifié par les enquêteurs a reconnu les faits tandis que le second a nié sa participation, précise le journal.

Les deux quadragénaires ont été mis en examen pour « vol avec violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner » ainsi que pour « enlèvement et séquestration ». Ils ont été placés en détention provisoire.

Marie Curpanen qualifiée de « gentille, toujours polie, comme ses enfants » par une voisine, avait perdu son mari dans un accident il y a une vingtaine d’années et l’un de ses fils à la fin de l’année 2017.