Attaque à la préfecture à Paris : le policier qui a abattu l’assaillant était en poste depuis 6 jours


Illustration. (photo Remy Buisine ©)

Son sang froid lui a permis de neutraliser le tueur de la préfecture de police de Paris. Ce jeune gardien de la paix stagiaire n’était en poste que depuis six jours.

Il s’est retrouvé face à face avec l’assaillant dans la cour du 19 août 1944 de la préfecture de police et a ouvert le feu. Le tueur, Mickaël Harpon, venait de poignarder cinq fonctionnaires, trois policiers dans deux bureaux différents au premier étage, qui sont décédés, puis une policière dans l’escalier menant à la cour intérieure de la préfecture de police ainsi qu’une fonctionnaire administrative elle aussi tuée.

Le policier de 24 ans affecté à la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) depuis seulement six jours, se trouvait en face de l’entrée principale de la préfecture de police en sécurisation, lorsqu’il s’est alors retrouvé face à l’assaillant qui avait son couteau à la main.

Des sommations avant de faire feu

Le fonctionnaire lui a ordonné de lâcher son arme à trois reprises. Mickaël Harpon a refusé, le policier a ouvert le feu avec son fusil HK G36, le touchant mortellement à la tête. Il a fait feu au coup par coup, à deux reprises.

L’assaillant tenait en main un couteau en céramique muni d’une lame de 33 cm, qu’il avait acheté le matin même selon les premiers éléments de l’enquête. L’homme a été tué sur le coup.


« C’est un jeune fonctionnaire qui a fait cette neutralisation, un garçon d’une promotion de police qui vient d’arriver, il était là depuis six jours. Cela montre l’excellence de la formation », a déclaré le préfet de police Didier Lallement ce vendredi après-midi lors d’une conférence de presse.

Le parquet national antiterroriste saisi

En fin de journée ce vendredi, le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de cette enquête sous les qualifications d’« assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » ainsi que pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». La garde à vue de la femme du tueur a été prolongée.