Attentat de Strasbourg : Soupçonnés d’avoir fourni l’arme à feu au terroriste, 2 hommes ont été remis en liberté


Des bougies et des fleurs en hommage aux victimes de l'attentat, dans les rues de Strasbourg le 12 décembre 2018. (photo Remy Buisine ©)

Deux hommes âgés de 79 et 35 ans ont été remis en liberté il y a quelques jours. Mis en examen dans l’enquête sur l’attentat de Strasbourg (Bas-Rhin) en décembre 2018, ils sont accusés d’avoir fourni l’arme à feu qui a servi au terroriste.

Deux des suspects mis en examen dans l’enquête sur l’attentat de Strasbourg ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire. L’un le 19 mars dernier, le second ce vendredi rapporte les Dernières nouvelles d’Alsace. Les deux hommes avaient déposé une demande qui a été acceptée par les juges a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat).

Les deux suspects issus d’une même communauté de gens du voyage sédentarisés avaient été écroués, ainsi qu’un troisième membre de la famille, après leur mise en examen le 2 février 2019, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention et cession d’arme de catégorie B en réunion et en relation avec une entreprise terroriste ».

« La question de cette crise sanitaire a été fondamentale »

Lors de leurs auditions, les deux hommes ont affirmé qu’ils pensaient que l’arme à feu, un revolver d’ordonnance de la fin du XIXe siècle qu’ils sont soupçonnés d’avoir fourni à Chérif Chekatt, devait servir à un braquage.

L’avocat du trentenaire, Me Dominique Bergmann, cité par Ouest-France, a déclaré que ces libérations avaient été acceptées car « l’instruction est déjà bien avancée », mais aussi car « la question de cette crise sanitaire a été fondamentale ».


L’attentat a fait cinq morts et onze blessés

Au moins six personnes sont mises en examen dans le cadre de cette enquête. Le 11 décembre 2018, Cherif Chekatt a tué 5 personnes lors de cet attentat, en blessant 11 autres, dans le centre historique de Strasbourg.

Le tueur de 29 ans, multirécidiviste et fiché S pour radicalisation islamiste, a été abattu par les forces de l’ordre 48 heures après l’attaque qui avait été revendiquée par le groupe État islamique (EI).