Attentat de Strasbourg : un suspect a été remis en liberté sous bracelet électronique


Des CRS à Strasbourg le 13 décembre 2018. (photo Remy Buisine)

Un troisième suspect mis en examen dans l’enquête sur l’attentat de Strasbourg (Bas-Rhin) a été remis en liberté et assigné à résidence ce lundi.

Frédéric Bodein est soupçonné d’être impliqué dans la fourniture du revolver à Chérif Chekatt, le terroriste de Strasbourg. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a confirmé la décision du juge des libertés et de la détention de Paris ce lundi, qui avait accepté trois jours plus tôt de le remettre en liberté sous contrôle judiciaire révèle les Dernières nouvelles d’Alsace.

Le mis en cause a été assigné à résidence sous bracelet électronique. Il a interdiction d’entrer en contact avec les autres suspects impliqués dans ce dossier. Frédéric Bodein est allé s’installer à Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin), là où vit sa compagne.

L’homme a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il est soupçonné d’avoir facilité la rencontre entre Albert Bodein et Cherif Chekatt, qui a permis au terroriste d’acheter le revolver qu’il a utilisé lors de son attaque sanglante, le 11 décembre 2018. Cinq personnes ont été tuées, onze autres blessées.

Il affirme qu’il ignorait les projets du terroriste

Frédéric Bodein, 34 ans, a reconnu avoir communiqué le numéro de téléphone d’Albert Bodein à Audrey Mondjehi, qui a ensuite fait le relai avec le tueur. Le trentenaire n’a cessé de répéter qu’il ne connaissait pas les projets de Cherif Chekatt, et qu’il n’avait jamais rencontré ni parlé avec ce dernier.


Par ailleurs, l’état de santé du suspect libéré ce lundi s’est dégradé durant sa période de détention provisoire. Il pourra recevoir des soins dans le respect de son assignation à résidence rappelle le quotidien.

Deux autres suspects libérés en mars dernier

Le 27 mars dernier, Albert et Stéphane Bodein, eux aussi mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention et cession d’arme de catégorie B en réunion et en relation avec une entreprise terroriste », avaient également été remis en liberté.

Cherif Chekatt, 29 ans, multirécidiviste et fiché S pour radicalisation islamiste, a été abattu par les forces de l’ordre 48 heures après l’attaque qui avait été revendiquée par le groupe État islamique (EI).