Coronavirus : Ils assistent à un enterrement dans le Calvados et sont verbalisés pour non-respect du confinement


Illustration. (Shutterstock)

De retour après un enterrement, une famille a été contrôlée par des gendarmes et verbalisée pour « non-respect des règles de confinement ».


Incompréhension et colère se sont succédées pour quatre membres d’une famille venue assister à l’enterrement d’une proche.

Jeudi soir, une patrouille de gendarmes les ont contrôlés alors qu’ils rentraient chez eux après l’enterrement qui s’était déroulé à Falaise (Calvados). Chacun a été verbalisé à hauteur de 135 euros, car les militaires ont jugé que ce cas n’entrait pas dans les dérogations prévues par la loi, rapporte Ouest-France.

Des explications vaines

Le petit fils de la défunte affirme pourtant leur avoir expliqué la raison de leur déplacement, muni d’une attestation de déplacement dérogatoire remplie en bonne et due forme et accompagnée de l’acte de décès de sa grand-mère.

Les quatre personnes ont même pu compter sur le témoignage des employés des pompes funèbres venus attester des faits, en vain.


Une cérémonie adaptée, selon la famille

Les proches de la défunte avaient pourtant pris les précautions en n’assistant à la mise en bière qu’une seule personne à la fois. L’assistance avait été limitée à quinze personnes qui étaient restées à plus d’un mètre les unes des autres.

La famille a contacté la mairie de Falaise et la préfecture du Calvados. Les autorités leur auraient répondu « qu’il n’y avait pas lieu de verbaliser pour ça et qu’effectivement c’était un cas autorisé ». Les personnes verbalisées sont désormais dans l’expectative.

Des règles encore floues

Contactée par le quotidien régional, la gendarmerie du Calvados a indiqué ne pas être autorisée à communiquer. Au niveau légal, un arrêté publié dimanche dernier au Journal officiel interdit les rassemblements de plus de 20 personnes au sein des lieux de culte jusqu’au 15 avril.

Interrogé la semaine dernière sur la possibilité d’être présent à l’enterrement d’un ami, le Premier ministre Édouard Philippe a répondu : « Ce que je vais dire est terrible à entendre, mais je me dois d’être à la hauteur des fonctions que j’occupe. Je vais répondre non ». Une réponse claire et nette, mais qu’en est-il pour la famille proche ?

En ce début de semaine, le président de la République va s’entretenir avec les responsables des cultes, des organisations laïques et des philosophes, pour aborder plusieurs sujets dont les services religieux pour les défunts, rapporte Europe 1.