Coronavirus : Les masques commandés en Chine par la France seront livrés d’ici la fin juin


Jean-Yves Le Drian, le 10 janvier 2020. (photo Alexandros Michailidis / Shutterstock)

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé ce samedi que la France avait commandé au total 2 milliards de masques à la Chine. Mais il faudra attendre plusieurs semaines avant qu’ils soient tous livrés.

« Sur les masques que nous avons commandés en Chine, on doit être pas loin des deux milliards, et on continue de passer des commandes », a révélé Olivier Véran samedi, lors d’une interview au média digital Brut.

Interrogé sur cette question ce lundi soir par BFMTV, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a indiqué que les masques de protection respiratoire commandés par la France en Chine, seraient livrés par toute une série de vols d’ici la fin juin. « Le pont aérien que nous avons mis en place se déroule et les masques commandés arriveront [par] toute une série de vols qui vont s’échelonner d’ici la fin du mois de juin », a-t-il expliqué.

« Aujourd’hui la Chine est l’atelier du monde pour les masques »

De très nombreux pays dans le monde cherchent à se procurer des masques et la compétition pour l’achat est devenue très rude.

En témoigne cette affaire sur un tarmac en Chine la semaine dernière. Des Américains ont payé en cash une commande de masques. « Ce matin, sur le tarmac en Chine, une commande française a été achetée par les Américains cash, et l’avion qui devait venir en France est parti directement aux États-Unis. Devant ces problèmes, je suis en train de sécuriser la marchandise de façon à ce […] qu’elle ne soit pas saisie ou achetée par d’autres », a raconté Renaud Muselier, président de la région PACA.

« Aujourd’hui la Chine est l’atelier du monde pour les masques et le rôle de la diplomatie française c’est d’être le porte-parole, l’acteur sur le terrain des commandes qu’organise le ministère de la Santé », a détaillé Jean-Yves Le Drian.

« Je suis d’une certaine manière le courtier d’Olivier Véran. Je fais en sorte qu’on identifie les entreprises chinoises sur leur honorabilité, sur la qualité de la prestation, sur la sécurité de l’approvisionnement et toutes nos équipes […] sont mobilisées pour que les masques arrivent bien », a-t-il ajouté.

« Ce qu’il faut éviter » c’est qu’on soit « victime d’amnésie et que tout reparte comme avant »

« Cette pandémie doit permettre un sursaut, doit permettre de revisiter, de refonder la relation que les États ont entre eux face à de nouveaux dangers, de nouvelles menaces, de nouveaux enjeux, de nouveaux défis que sont les biens publics mondiaux, au cœur desquels il y a la santé et le climat », a aussi déclaré le ministre, ajoutant que « ce qu’il faut éviter, c’est qu’après la crise on considère que nous avons vécu une parenthèse, on soit victime d’amnésie et que tout reparte comme avant ».