Coronavirus : Un homme de 42 ans en réanimation après avoir voulu se soigner seul à la chloroquine


Illustration. (Shutterstock / baranq)

Un homme de 42 ans atteint du Covid-19 est a été admis en réanimation cette semaine, « dans un état critique », à l’hôpital privé Jacques Cartier de Massy (Essonne).

Au lieu de se soigner, ce quadragénaire qui s’est auto-administré de la chloroquine a aggravé son état de santé, révèle 20 minutes. Le directeur de l’hôpital privé Jacques Cartier de Massy a tenu à rappeler que cette substance « n’est pas un médicament anodin ».

Le patient a été dépisté positif au coronavirus, mais ne présentait pas de symptômes graves. Il a fait le choix de prendre de la chloroquine en automédication. Admis en réanimation pour des troubles cardiaques, l’un des effets secondaires connus de la chloroquine, il était dans un état critique mais « stable », ce vendredi, selon la direction de l’hôpital.

« Si j’en parle aujourd’hui, c’est pour alerter »

« Il est arrivé aux urgences en fibrillation ventriculaire. Quasiment en arrêt cardiaque », indique François Auquière, le directeur de l’établissement. Et de poursuivre : « Il a été intubé, ventilé et admis en réanimation. Si j’en parle aujourd’hui, c’est pour alerter sur les dangers de la chloroquine ».

L’Agence du médicament (ANSM) avertissait d’ailleurs, fin mars, que ce médicament pouvait entraîner des effets indésirables graves, et ne devait « en aucun cas » être pris en automédication.


Une substance au cœur des débats

Depuis plusieurs semaines, le traitement alliant l’hydroxychloroquine et l’antibiotique azithromycine, défendu notamment par le désormais célèbre professeur Didier Raoult, est au cœur d’un intense débat. Le directeur de l’IHU Méditerranée Infection assure qu’il pourrait agir contre le coronavirus. Toutefois, il n’existe aucun remède au Covid-19 validé à ce jour.

Ce jeudi, le président de la République a rendu visite au professeur Didier Raoult à Marseille (Bouches-du-Rhône). Si cette visite a une portée symbolique, l’Elysée a insisté sur le fait que cette rencontre ne présentait pas une « reconnaissance » de la méthode préconisée par le professeur, qui avait quitté le conseil scientifique d’Emmanuel Macron le 24 mars dernier.