Coronavirus : Un magasin d’alimentation pillé, les policiers pris à partie par une quinzaine d’individus


Illustration. (image Clément Lanot)

Un groupe de pillards a attaqué une supérette de quartier à Trappes dans les Yvelines, avant de se retourner contre la police qui est intervenue pour faire cesser les vols.

La pandémie actuelle de coronavirus et la mesure de confinement qui en découle semblent pousser certains malfrats à vouloir s’approprier coûte que coûte des denrées alimentaires. C’est en tout cas ce qui s’est passé dans la nuit de lundi à mardi à Trappes.

Vers 22 heures, les policiers ont été alertés d’un pillage en cours dans la supérette Coccinelle Express située sur l’avenue Hector-Berlioz, relate Le Parisien. Les voleurs étaient entrés par effraction dans le commerce avant de remplir des caddies de marchandises et de repartir avec, rapporte une source proche du dossier.

Une quinzaine d’assaillants face à la police

À leur arrivée, les policiers ont été confrontés à une quinzaine de pillards qui les ont pris pour cible avec des projectiles. Les fonctionnaires ont été contraints de faire usage de grenades lacrymogènes pour les faire fuir.

Si aucun policier intervenant n’a été blessé, ils n’ont pu procéder à aucune interpellation. Les constatations d’usage ont montré qu’une porte avait été forcée par les malfrats. Ces derniers ont fait main basse sur des denrées alimentaires.


Le commerce fermé depuis deux mois

En liquidation judiciaire sur décision du tribunal de commerce de Versailles, la supérette était fermée depuis deux mois environ. Il subsistait toutefois de la marchandise à l’intérieur.

Alors qu’une partie de la population s’est ruée dans les supermarchés depuis l’annonce d’un confinement consécutif à la propagation du Covid-19, le gouvernement a rappelé qu’il n’y aurait aucune pénurie de produits alimentaires.

Il également précisé que les sorties pour se réapprovisionner sont autorisées durant la période de confinement. Seule une « attestation de sortie dérogatoire » est nécessaire pour ce faire.