Deux suicides dans la police nationale en moins de 24h, à Lille et au Kremlin-Bicêtre

Illustration. (photo Alexandre Marchi/PhotoPQR)

Deux policiers ont mis fin à leurs jours en l’espace de quelques heures. Une policière de 23 ans s’est donné la mort à Lille (Nord) ce jeudi, et un policier de 22 ans qui avait pris ses fonctions il y a deux mois, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) dans la nuit de jeudi à vendredi.

La police nationale est une nouvelle fois endeuillée après deux suicides. C’est d’abord à Lille que Meghan, une jeune policière âgée de 23 ans a été retrouvée sans vie à son domicile vers 20 heures ce jeudi soir, par son compagnon d’après une source policière. Elle aurait utilisé son arme de service pour mettre fin à ses jours. Une enquête a été ouverte afin d’éclaircir les circonstances du drame.

Un second policier qui travaillait à Paris, à la compagnie de garde de l’Élysée (CGE) de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) s’est retranché à son domicile au Kremlin-Bicêtre, un foyer de la préfecture de police, la nuit dernière. Malgré l’intervention de ses collègues pour tenter de le raisonner, Arnold F. s’est suicidé. Âgé de 22 ans et originaire de la Guyane, il aurait lui aussi fait usage de son arme de service. Le défunt, gardien de la paix stagiaire issu de la 260e promotion, avait été affecté à la CGE en novembre dernier. Une enquête a été ouverte.

Dans un communiqué sur Twitter, la préfecture de police de Paris a présenté ses condoléances « à sa famille, ses proches, ses collègues ».

Il s’agirait du troisième et quatrième suicide dans les rangs de la police nationale depuis le 1er janvier, après ceux d’un policier réserviste de 61 ans à Besançon (Doubs) et d’un CRS dans les Pyrénées-Orientales, la semaine dernière. Actu17 a également appris le suicide de Christophe J., un policier affecté à la CRS 60 d’Avignon (Vaucluse) à la fin décembre, juste avant Noël, portant le nombre de drame à au moins 32 pour l’année 2021.

Le ministère de l’Intérieur a mis en place deux dispositifs pour lutter contre les difficultés rencontrées par les agents de la police nationale. Une ligne d’écoute est disponible pour les fonctionnaires victimes d’agressions ou de menaces au 0800 95 00 17, tous les jours, de 5 heures à 23 heures. Une cellule de soutien psychologique est également ouverte 24h/24 au 0805 230 405. Les appels sont « anonymes, confidentiels et gratuits ».

Trois associations luttent également contre ces tragédies au sein de l’institution : SOS Policiers en Détresse (PEPS-SOS), Assopol, et Alerte police en souffrance (APS).