Double meurtre de Valence : un suspect placé en garde à vue


Illustration. (shutterstock)

Un homme est actuellement entendu dans les locaux de l’antenne de police judiciaire de Valence (Drôme), dans le cadre du double meurtre de deux frères commis en début de semaine dans ce département.

INFO ACTU17. C’est ce qu’on appelle une enquête rondement menée. Selon les informations d’Actu17, un homme, suspecté d’être l’auteur du meurtre de deux frères, le 31 janvier à Bourg-les-Valence, puis le 1er février à Valence, a été interpellé mercredi soir à Paris. Son signalement avait été diffusé dans tous les commissariats de France par l’antenne de police judiciaire de Valence, en charge de cette enquête. Le suspect a été arrêté au détour d’un contrôle dans le cadre du respect du couvre-feu lié à la pandémie de la Covid-19.

Rapidement conduit dans la Drôme, cet individu, âgé d’une trentaine d’années a été placé en garde à vue, ce jeudi, et est toujours actuellement entendu dans le cadre de ce double homicide. Toujours selon les informations d’Actu17, la mère de ce suspect aurait également été arrêtée avant d’être, à son tour, placée en garde à vue, hier. Elle est soupçonnée d’avoir joué un « rôle actif » dans ce double règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants.

Deux meurtres en deux jours

Le 31 janvier, vers 8 heures, le conducteur d’une Peugeot 3008, âgé de 30 ans, Ismaël S., connu des services de police, avait été abattu de plusieurs balles de calibre 9 mm. Une dizaine de douilles percutées avait été récupérée par la police.

Le lendemain, son frère, Mohamed, âgé de 37 ans avait été pris pour cible alors qu’il organisait les obsèques de son cadet à Valence. Grièvement blessé par quatre tirs d’arme à feu, il a succombé à ses blessures. L’auteur avait réussi à prendre la fuite avant d’incendier puis d’abandonner son véhicule, une Citroën C4, dans une localité distante d’une vingtaine de kilomètres.

Selon les premières investigations, ce double meurtre pourrait s’inscrire dans une série de règlement de comptes. Le frère de l’homme placé en garde à vue, jeudi, avait déjà succombé à des tirs d’arme à feu au mois de juin 2020 dans le même secteur.