Élu roué de coups et poignardé à Ivry-sur-Seine : un homme écope de 3 ans de prison

Le symbole de la justice dans uen salle d'audience du Palais de justice de Paris le 2 septembre 2021 - AFP/Archives

L’adjoint chargé de la jeunesse d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), Boukary Gassama, avait été victime d’une violente agression par une dizaine d’individus, le 8 octobre dernier. Il avait été roué de coups et poignardé à trois reprises.

Un homme a été condamné jeudi par le tribunal de Créteil à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis pour l’agression en octobre 2021 de l’adjoint chargé de la jeunesse d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans un procès au cours duquel le tribunal a relaxé le second prévenu.

Le 8 octobre l’adjoint chargé de la jeunesse d’Ivry, Boukary Gassama, avait été violemment agressé, à coups de pieds et à coups de couteau, par près d’une dizaine d’individus à la sortie d’un match de handball. M. Gassama avait reçu trois coups de couteau dans la cuisse. Deux proches de cet élu, dont un autre adjoint chargé des personnes âgées, Ghaïs Bertout-Ourabah, ont été légèrement blessés en tentant de s’interposer.

Un second prévenu relaxé

A l’automne, quatre personnes avaient été interpellées dans ce dossier. Deux d’entre elles avaient été renvoyés devant le tribunal. L’un de ces prévenus, âgé de 20 ans, a été condamné jeudi à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis. Le tribunal a suivi à la lettre les réquisitions du parquet à son encontre. Le parquet n’avait pas demandé une peine plus sévère contre le prévenu, arguant que si sa participation à l’agression était certaine, il n’était pas forcément l’auteur des coups de couteau.

Pour le second prévenu, âgé de 26 ans, le ministère public avait demandé la relaxe. En effet, lors de sa première audition, la victime avait déclaré ne pas reconnaitre la voix de ses agresseurs, avant d’identifier, dans un second temps, la voix de ce second prévenu.

« On a cru qu’il y avait des motivations d’ordre politique dans ce dossier. Il n’en est rien », a déclaré Me Serge Money, se réjouissant de la relaxe de son client. Lors de ses auditions, la victime avait elle-même reconnu que son agression était probablement liée à une rivalité entre quartiers rivaux d’Ivry.