Le chef de l’État islamique au Grand Sahara tué par les forces françaises annonce Emmanuel Macron


Emmanuel Macron à l'Élysée, le 23 juillet 2020. (photo Frederic Legrand - COMEO/shutterstock)

Le président de la République Emmanuel Macron annonce que le chef du groupe terroriste État islamique au Grand Sahara (EIGS) a été « neutralisé par les forces françaises ».

« Adnan Abou Walid al Sahraoui, chef du groupe terroriste État islamique au Grand Sahara a été neutralisé par les forces françaises », a annoncé le chef de l’État sur Twitter dans la nuit de mercredi à jeudi. « Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous menons contre les groupes terroristes au Sahel », se félicite-t-il.

« La Nation pense ce soir à tous ses héros morts pour la France au Sahel dans les opérations Serval et Barkhane, aux familles endeuillées, à tous ses blessés. Leur sacrifice n’est pas vain. Avec nos partenaires africains, européens et américains, nous poursuivrons ce combat », poursuit le président de la République.

Une « traque de longue haleine »

« Le chef de l’EIGS – n°1 de Daech au Sahel – est mort à la suite d’une frappe de la force Barkhane », confirme la ministre des Armées, Florence Parly, sur Twitter. « Je félicite les militaires et agents de renseignement qui ont contribué à cette traque de longue haleine. C’est un coup décisif contre ce groupe terroriste. Notre combat continue ».

Adnan Abou Walid al Sahraoui, chef et fondateur du EIGS, était responsable de nombreuses attaques au Mali, ainsi qu’au Niger et au Burkina Faso, dans lesquelles des civiles et des forces de sécurité de la région ont péri. Quatre soldats américains et cinq soldats nigériens avaient été tués le 4 octobre 2017 dans une embuscade au Niger, une attaque menée par l’EIGS. Les États-Unis avaient alors annoncé offrir cinq millions de dollars « pour toute information permettant l’identification ou la localisation d’Adnan Abou Walid al Sahraoui ».

Ce dernier avait également ordonné l’assassinat de six travailleurs humanitaires français, leur guide et leur chauffeur, au Niger, le 9 août 2020. La mort d’Adnan Abou Walid al Sahraoui avait été annoncée par des médias au Niger, ainsi qu’en Algérie, le 24 août dernier.

En juin dernier, Emmanuel Macron a annoncé la fin de l’opération Barkhane au Sahel, au profit d’un dispositif resserré, qui se concentre sur des opérations de contre-terrorisme et l’accompagnement au combat des armées locales.