Enquête pour viol visant Gérald Darmanin : le parquet requiert un non-lieu

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la sortie du conseil des ministres, le 15 juillet 2020. (photo IP3 Press/Maxppp)

Le parquet de Paris a requis un non-lieu ce jeudi en faveur du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol par une femme, Sophie Patterson-Spatz.

Les ennuis judiciaires semblent prendre la direction de la fin pour Gérald Darmanin. Le parquet de Paris a en effet requis un non-lieu ce jeudi en faveur du ministre de l’Intérieur, accusé de viol par une femme depuis 2017. C’est désormais la juge d’instruction Mylène Huguet, en charge de ce dossier, qui va décider ou non, de rendre un non-lieu dans cette affaire. Elle avait mis fin aux investigations en septembre dernier.

Dans ce dossier, la plaignante, Sophie Patterson-Spatz, une ex-call girl, accuse l’actuel ministre de l’Intérieur de l’avoir violé le le 17 mars 2009, alors qu’il était à ce moment-là conseiller juridique à l’UMP (devenu LR) et maire de Tourcoing (Nord). Gérald Darmanin avait bénéficié d’un non-lieu en 2017, puis en 2018 après une seconde plainte de cette même femme dans cette affaire. La justice avait ordonné de réexaminer la validité de cette dernière décision, le 14 novembre 2019.

Une relation consentie selon Gérald Darmanin

Âgée de 36 ans au moment des faits présumés, Sophie Patterson-Spatz a déclaré aux enquêteurs que l’ancien ministre de l’Action et des Comptes publics lui avait fait miroiter l’appui du parti politique dans le but de faire réviser une condamnation d’un ex-compagnon, datant de 2004, pour chantage et appels malveillants, et qu’elle s’était sentie à ce titre contrainte de « passer à la casserole ». Gérald Darmanin a de son côté reconnu avoir eu une relation sexuelle avec cette femme, librement consentie et à l’initiative de cette dernière.