Le dimanche 29 mars 2026 à 11:44
Deux nouvelles interpellations ont eu lieu dans la nuit en lien avec l'attentat déjoué contre les locaux de Bank of America, dans le VIIIe arrondissement de Paris. L'un des suspects a été interpellé à Athis-Mons (Essonne) et serait mineur. Le parquet national antiterroriste (PNAT) a confirmé à Actu17 "le placement en garde à vue de 2 autres personnes, intervenu cette nuit, dans le cadre de la procédure ouverte le 28 mars relative aux faits commis au préjudice de Bank of America". Trois personnes sont désormais en garde à vue dans ce dossier.
Dans la nuit de vendredi à samedi, il était environ 03h15 lorsque des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) Nuit du VIIIe arrondissement ont aperçu deux suspects qui s'approchaient des locaux de Bank of America, au 51 rue La Boétie. L'un d'eux, qui transportait un sac cabas, a déposé un gros bidon plein, fixé à un tube qui contiendrait un produit explosif ou inflammable, devant l'une des portes de la banque américaine. Son complice se tenait à l'écart et avait l'intention de filmer les faits. Les forces de l'ordre sont intervenues immédiatement.
Deux mineurs domiciliés à Montreuil
Le suspect qui transportait l'engin a été interpellé malgré sa rébellion. Muni d'un briquet, il a déclaré être âgé de 17 ans et être originaire du Sénégal. Dans ses premières déclarations, il a affirmé avoir été rémunéré 600 euros pour passer à l'acte. Son complice a quant à lui réussi à prendre la fuite. C'est ce dernier qui a été interpellé dans l'Essonne la nuit dernière, d'après une source proche du dossier. Les deux jeunes hommes sont tous les deux domiciliés à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Les circonstances de l'interpellation du troisième suspect ne sont pas connues pour l'heure.
Selon nos informations, des menaces avaient été identifiées récemment à l'encontre des locaux parisiens de la banque américaine, c'est la raison pour laquelle un équipage de la BAC se trouvait à proximité au moment des faits.
La piste d'un commanditaire lié à l'Iran
Le PNAT a ouvert une enquête de flagrance confiée à la direction de la police judiciaire de la préfecture de police (DPJ-PP) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L'enquête a été ouverte des chefs de "tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste", "fabrication d'engin incendiaire ou explosif en relation avec une entreprise terroriste", "détention et transport d'engin incendiaire ou explosif en vue de la préparation de dégradations dangereuses, en relation avec une entreprise terroriste", et "association de malfaiteurs terroriste". La piste menant à un commanditaire lié à l'Iran est explorée par les enquêteurs.