Un jeune homme écroué, soupçonné d'avoir tiré un fumigène sur l'hélicoptère d'Emmanuel Macron

Un jeune homme de 20 ans a été mis en examen à Paris et écroué, soupçonné d'avoir lancé un fumigène sur l'hélicoptère du président de la République, Emmanuel Macron, dans le Doubs.
Un jeune homme écroué, soupçonné d'avoir tiré un fumigène sur l'hélicoptère d'Emmanuel Macron
Emmanuel Macron au palais de l'Élysée, le 21 mars 2022. (Victor Velter / Shutterstock)
Par Actu17
Le samedi 17 juin 2023 à 16:28

Un jeune homme de 20 ans a été mis en examen pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "tentative de destruction ou détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation" ce vendredi comme révélé par Le Parisien. Il est accusé d'avoir lancé un fumigène sur l'hélicoptère du président de la République, Emmanuel Macron, le 27 avril dernier, lors d'un événement dans le Doubs. Le suspect a été placé en détention provisoire.

Au moment des faits, la France était en pleine contestation de la réforme des retraites. Le chef de l'État était en déplacement pour commémorer le 175e anniversaire de l'abolition de l'esclavage en France et rendre hommage à Toussaint Louverture, figure majeure de la lutte contre l'esclavage, au Fort de Château-de-Joux dans le Doubs. Des syndicalistes opposés à la politique du président Macron se sont mobilisés pour l'occasion, tentant de forcer le barrage de gendarmes au pied du château.

Une expertise technique à venir

Le suspect a été identifié après avoir lancé une fusée fumigène contre l'hélicoptère Puma du président de la République, au moment où ce dernier quittait les lieux. Selon le parquet, cette action aurait pu avoir des conséquences désastreuses : la destruction de l'hélicoptère de la gendarmerie, la mise en danger de la vie des militaires à bord et, en dernier lieu, la mort d'Emmanuel Macron. Une expertise technique sera menée pour déterminer le degré de menace que le fumigène représentait pour l'hélicoptère.

Le jeune homme, charpentier de profession et fils d'un inspecteur des impôts, a reconnu son geste et a affirmé qu'il visait à attirer l'attention d'Emmanuel Macron sur le mécontentement général à l'égard de sa politique.

Dans le cadre de cette procédure, le jeune homme se trouve actuellement en détention provisoire et devra subir une expertise psychiatrique. Son avocat, Me Pierre-Henri Baert, a annoncé avoir fait appel de cette décision d'incarcération.

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