Le vendredi 13 février 2026 à 21:21 - MAJ vendredi 13 février 2026 à 22:10
Brahim Bahrir, l'homme de 47 ans qui a attaqué un gendarme au couteau et avec une paire de ciseaux place de l'Étoile à Paris ce vendredi 13 février, est décédé des suites de ses blessures, a annoncé le parquet national antiterroriste (PNAT) ce vendredi peu après 21 heures. Le PNAT "a ouvert une enquête de flagrance des chefs de tentative d'assassinats sur PDAP en relation avec une entreprise terroriste et de participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle". Ce Français, né en 1978, avait déjà été condamné à 17 ans de prison en Belgique en 2013 pour avoir poignardé trois fonctionnaires de police.
"Des premiers éléments recueillis, il apparaît que, peu après 18h place de l’Étoile, un homme a attaqué un militaire de la gendarmerie nationale avec un couteau et une paire de ciseaux", précise le PNAT. L'attaque s'est produite au moment du ravivage de la flamme du Soldat inconnu. "Un autre gendarme a riposté en faisant usage de son arme de service, pour neutraliser l'assaillant". L'individu a été impacté à trois reprises, selon des sources proches de l'affaire, et a été transporté à l'hôpital européen Georges-Pompidou (XVe arrondissement) en état d'urgence absolue. Son pronostic vital était engagé.
Le gendarme n'a pas été blessé
"Le gendarme attaqué n'a pas été physiquement blessé, le couteau ayant buté sur le col de sa gabardine", indique le PNAT. Les investigations ont été "confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, service coordonnateur, la DPJ-PP, ainsi qu'à la DGSI".
Brahim Bahrir n'était pas un inconnu de la justice. Le 8 juin 2012, ce Français alors âgé de 33 ans avait pris un Thalys depuis Paris pour se rendre à Bruxelles (Belgique), où il souhaitait participer à une manifestation organisée par le groupuscule islamiste Sharia4Belgium. À la station de métro Beekkant, dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, il avait poignardé une policière dans le bas du dos avant de blesser deux autres fonctionnaires de police. Interpellé sur place, il avait déclaré être venu "faire la guerre sainte". Selon le PNAT, "il a été condamné à la peine de 17 ans de réclusion criminelle par le tribunal de première instance de Bruxelles le 25 juin 2013 pour tentative d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste au préjudice de trois fonctionnaires de police, port prohibé d'armes ou de matériels de guerre de catégorie A et rébellion avec arme, faits commis à Molenbeek le 08 juin 2012".
Fiché S, l'assaillant était sorti de prison le 24 décembre dernier
"Après avoir été incarcéré en Belgique, il a été transféré en France le 27 janvier 2015 en suite d'une décision de reconnaissance du caractère exécutoire du jugement du tribunal de première instance de Bruxelles", poursuit le PNAT. "Après avoir purgé sa peine, il est sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait, depuis, l'objet d'un suivi dans le cadre d'une surveillance judiciaire prononcée par le tribunal d'application des peines le 17 juin 2025." "Il faisait par ailleurs l'objet d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance", ajoute le parquet national antiterroriste. L'individu faisait également l'objet d'une fiche S (sûreté de l'État).
Domicilié à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le suspect devait pointer tous les matins au commissariat de la ville à 10 heures. Selon nos informations, il avait appelé ce même commissariat quelques heures avant les faits, affirmant qu'il allait "attaquer des policiers ou des militaires près de l'Arc de Triomphe". Il était depuis activement recherché.
«Une attaque terroriste a visé la Garde républicaine», réagit Emmanuel Macron
En déplacement à Munich (Allemagne), le président de la République Emmanuel Macron a dénoncé "une attaque terroriste". "À l'Arc de Triomphe ce soir, alors que la Flamme était ravivée, une attaque terroriste a visé la Garde républicaine", écrit le chef de l'État sur X. "Je salue le courage et le sang-froid exemplaires de nos gendarmes et de nos militaires de Sentinelle : ils ont mis fin à l'attaque et évité le pire. J'exprime la solidarité de la Nation au gendarme blessé. Nous pensons aussi avec émotion aux collégiens présents ainsi qu'aux membres du Comité de la Flamme. Face au terrorisme islamiste, la flamme républicaine résistera toujours".
À l’Arc de Triomphe ce soir, alors que la Flamme était ravivée, une attaque terroriste a visé la Garde républicaine.
Je salue le courage et le sang-froid exemplaires de nos gendarmes et de nos militaires de Sentinelle : ils ont mis fin à l’attaque et évité le pire.…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 13, 2026
"Une attaque au couteau sur des gendarmes à l'Arc de Triomphe à Paris s’est produite en fin d'après-midi. Les militaires de la gendarmerie ont courageusement riposté en faisant usage de leur arme", a également réagi le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sur le même réseau social. "J'adresse tout mon soutien au militaire intervenant qui a agi avec sang-froid et détermination face à la menace terroriste qui a voulu nous frapper. Je continue à suivre la situation avec attention. Le parquet national anti-terroriste qui a saisi la brigade criminelle de la préfecture de police fera la lumière sur ces faits".
Une attaque au couteau sur des gendarmes à l’Arc de Triomphe à Paris s’est produite en fin d’après-midi. Les militaires de la gendarmerie ont courageusement riposté en faisant usage de leur arme.
J’adresse tout mon soutien au militaire intervenant qui a agi avec sang-froid et…
— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) February 13, 2026