Féminicide à Nice : ouverture d’une information judiciaire pour assassinat

Illustration. (photo Baziz Chibane/PhotoPQR/La Voix du Nord/Maxppp)

La mère de famille de 45 ans a été retrouvée morte dans le coffre de la voiture appartenant à son fils. Son ex-compagnon a reconnu l’avoir étranglée, il va être présenté à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen.

Une information judiciaire pour assassinat a été ouverte lundi après la découverte dans le coffre d’une voiture samedi à Nice du corps d’une femme que son ex-compagnon a reconnu avoir étranglé, a annoncé le procureur de Nice. L’homme âgé de 60 ans s’était présenté le soir même à la police en déclarant avoir eu une dispute avec son ex-femme et affirmant ne pas savoir dans quel état elle se trouvait, avait indiqué dimanche le parquet à l’AFP.

Le sexagénaire avait conduit les forces de l’ordre dans un garage où était remisé un véhicule appartenant à son fils et dans le coffre se trouvait le corps de la victime, âgée de 45 ans. L’homme avait été placé en garde à vue avec son fils.

« A ce stade de la procédure (…) l’ex-compagnon de la victime (…) reconnait avoir étranglé la victime suite à une dispute dont les raisons sont encore à établir précisément. Ces faits s’inscrivent en tout état de cause dans la suite d’une séparation conjugale intervenue durant le printemps 2021 », a précisé lundi le procureur de Nice, Xavier Bonhomme, dans un communiqué. L’homme doit être présenté à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen. « Des réquisitions de mandat de dépôt vont être prises par mon parquet pour notamment apaiser le trouble exceptionnel causé par l’infraction ainsi reprochée », a ajouté le procureur.

Le troisième féminicide de l’année

Samedi 1er janvier déjà deux femmes, âgées de 27 ans et 56 ans, avaient été tuées à coups de couteau dans le Maine-et-Loire et en Meurthe-et-Moselle. Leurs compagnons ont été interpellés.

« Les violences envers les femmes ne s’arrêtent pas avec la nouvelle année. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que les féminicides sont seulement le haut de l’iceberg et qu’il y a énormément de violences psychologiques et physiques qui arrivent avant le fait de tuer cette femme », avait dénoncé samedi Marylie Breuil, membre de #NousToutes, sur France Info.

Selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur, 102 femmes avaient été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2020. Elles étaient 146 en 2019. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes dénombre 113 féminicides en 2021.