Financement libyen présumé : l’ancien ministre Brice Hortefeux mis en examen


Brice Hortefeux, sur le plateau de BFMTV le 27 janvier 2019. (photo Olivier Lejeune/PhotoPQR/Le Parisien/Maxppp)

L’ancien ministre Brice Hortefeux a été mis en examen ce mardi pour « financement illégal de campagne électorale » et « association de malfaiteurs ».


Les juges en charge de l’enquête sur le financement libyen présumé de la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007, ont mis en examen l’ancien ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux pour « financement illégal de campagne électorale » et « association de malfaiteurs ».

Une nouvelle mise en examen dans ce dossier après celle de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert et Claude Guéant. Le député européen Brice Hortefeux a fait part dans un communiqué, de sa « totale surprise » suite à la décision des juges. « Aujourd’hui, tout démontre qu’il n’y a eu aucun financement libyen à l’occasion de la campagne présidentielle de 2007 », ajoute-t-il notamment.

Brice Hortefeux a été accusé par le beau-frère de Mouammar Kadhafi, Abdallah Senoussi, ainsi que par l’homme d’affaires Ziad Takieddine, dont il a longtemps été un proche, de s’être rendu en Libye à deux reprises au moins. Les deux hommes ont affirmé que l’ex-ministre avait organisé les modalités du soutien financier que le régime libyen avait accordé à Nicolas Sarkozy, en fournissant notamment un RIB. Une version contestée par l’intéressé.

Il nie les accusations

Le député européen affirme qu’il s’est rendu à une unique reprise en Libye en décembre 2005, dans le cadre de ses fonctions – il était alors ministre de l’Intérieur du gouvernement de Dominique de Villepin – et a reconnu qu’il avait rencontré Abdallah Senoussi, à l’initiative de Ziad Takieddine. Selon lui, la question d’un financement n’a à ce moment-là, jamais été évoquée.


« Au vu de la totale absence de crédibilité aussi bien de Takieddine que de Senoussi, les accusations contre Brice Hortefeux me paraissent sans aucun fondement », a réagi l’avocat de l’ex-ministre, Me Jean-Yves Dupeux, cité par Le Figaro. « Brice Hortefeux a apporté des éléments matériels irréfutables qui démontrent qu’il n’était pas en Libye le jour où Takieddine et Senoussi considèrent qu’il aurait fourni des coordonnées bancaires », a-t-il affirmé.