Fuite de Carlos Ghosn au Liban : deux complices présumés arrêtés aux États-Unis


Carlos Ghosn, le 10 janvier 2020. (photo Kyodo/MAXPPP)

Deux hommes soupçonnés d’avoir participé à la fuite du Japon de Carlos Ghosn en décembre dernier, ont été arrêtés aux États-Unis. Ils étaient visés par un mandat d’arrêt du Japon.


Un père et son fils sont accusés par la justice japonnaise d’avoir aidé l’ex-patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, à fuir vers le Liban. L’évasion spectaculaire s’était déroulée le 29 décembre 2019 au soir.

La porte-parole du ministère de la Justice, Nicole Navas, a annoncé que Michael Taylor, 59 ans, ancien membre des forces spéciales américaines, et son fils, Peter Taylor, 27 ans, ont été arrêtés mercredi matin à Harvard, dans le Massachusetts par le U.S. Marshals Service. Il s’agit d’une agence de police du gouvernement fédéral des États-Unis, dépendant du département de la Justice.

Les deux hommes doivent comparaître par vidéoconférence ce mercredi soir devant un juge fédéral du Massachusetts. Les procureurs fédéraux ont par ailleurs estimé qu’ils devaient rester en détention en attendant la demande d’extradition du Japon, étant donné qu’ils présentent un « grand risque de fuite ».

Caché dans une malle

Les deux suspects, ainsi que le Libanais George-Antoine Zayek, sont accusés par le Japon d’avoir aidé Carlos Ghosn à s’échapper vers le Liban le 29 décembre. L’ancien patron de Renault était dissimulé dans une malle, dans un premier jet privé qui a fait le trajet entre Osaka et Istanbul (Turquie), avant de disparaître écrit Le Monde.


Carlos Ghosn a ensuite été récupéré par Okan Kosemen, un employé de l’opérateur MNG Jet qui est toujours écroué en Turquie, pour le vol Istanbul-Beyrouth, où le fugitif a été accueilli à son arrivée par Nicholas Meszaros, un pilote d’avion de nationalité libanaise.

Dans cette affaire complexe, la justice turque a également finalisé l’acte d’accusation contre quatre pilotes, Okan Kosemen et deux hôtesses de l’air. Ces derniers sont accusés d’avoir aidé Carlos Ghosn à quitter le Japon. Leur procès doit se tenir le 3 juillet prochain.

L’ex-PDG de Renault-Nissan se trouve quant à lui toujours au Liban, pays qui n’a pas de traité d’extradition avec le Japon.