Gilets jaunes : Christophe Dettinger réclame 3 millions d’euros à Leetchi


(capture écran Line Press / Facebook)

L’ancien boxeur Christophe Dettinger, condamné à 30 mois de prison pour avoir violemment frappé deux gendarmes mobiles à Paris lors d’une manifestation de Gilets jaunes, estime que la plateforme Leetchi n’aurait pas dû fermer la cagnotte qui lui était destinée.


Christophe Dettinger et son épouse Karine ont décidé d’attaquer le site Leetchi en justice et ont fait délivrer une assignation devant le tribunal de Paris, réclamant à la plateforme en ligne la somme de 3.120.768 euros de dommages et intérêts selon les informations de 20 minutes.

L’homme qui a écopé d’une peine de 30 mois de prison dont un an ferme le 13 février, pour avoir violemment frappé deux gendarmes à Paris le 5 janvier, estime en effet qu’il aurait dû percevoir cette somme si Leetchi n’avait pas clôturé la cagnotte prématurément.

La plateforme avait décidé de mettre fin à la collecte après l’apparition d’une polémique.

« Cette cagnotte devait durer 45 jours selon les règles de Leetchi » rappelle son avocate  Laurence Léger interrogé par ce même journal. « Or, Leetchi a décidé unilatéralement de la fermer après 48 heures. Et en deux jours, plus de 145.000 euros avaient déjà été versés » a-t-elle ajouté.

Les fonds collectés sont toujours bloqués

Christophe Dettinger réclame également le versement de la cagnotte de 145.152,46 euros, bloqué par Leetchi depuis le 8 janvier.

La plateforme en ligne avait annoncé avoir bloqué les fonds après s’être rendu compte que le créateur de la cagnotte, qui est un ami du boxeur, avait contrevenu aux conditions générales d’utilisation du service. Ce dernier voulait que le montant de la cagnotte soit versé à la famille de Christophe Dettinger et non aux avocats chargés de le défendre, sur présentation des notes d’honoraires, comme cela était prévu initialement.

De son côté, la société Leetchi a affirmé à 20 minutes qu’elle ne souhaitait pas « commenter » le montant réclamé par l’ancien boxeur, précisant qu’elle se conformera « bien évidemment » aux décisions de justice qui seront rendues.