Homme au couteau neutralisé par balles à Ermont : deux agents de la SUGE mis en examen pour meurtre


Des agents de la sûreté ferroviaire (SUGE), le 3 novembre 2020 à Nancy. (Illustration/photo Cédric Jacquot/PhotoPQR/Maxppp)

Les deux agents de la sûreté ferroviaire (SUGE) qui ont été présentés à un juge d’instruction ce vendredi ont été mis en examen pour « homicide volontaire ». Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Les deux agents de la sûreté ferroviaire âgés de 27 et 33 ans qui ont ouvert le feu sur un homme menaçant et armé d’un couteau à Ermont (Val-d’Oise) ce mercredi, le tuant, ont été mis en examen pour « homicide volontaire » a annoncé le parquet de Pontoise ce vendredi soir.

Les deux hommes ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Le parquet avait initialement qualifié les faits en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Les cinq agents qui ont participé à cette intervention qui s’est soldée par la mort du suspect avaient été placés en garde à vue peu après les faits. Trois d’entre eux avaient ensuite été remis en liberté.

Un juge d’instruction a été chargé de mener la suite des investigations qui devront désormais déterminer si les deux agents ont agi, ou non, en état de légitime défense ou en état de nécessité pour neutraliser cet homme, tué de quatre balles.

Une partie de l’intervention filmée

Le suspect qui était âgé de 36 ans était bien connu des services de police et de justice. Son casier judiciaire comportait quinze mentions, notamment pour violences. Les agents de la SUGE avaient repéré cet homme sur le quai de la gare SNCF peu avant 16 heures, alors qu’il menaçait des voyageurs attendant leur train.

Il avait alors pris la fuite vers l’extérieur avant de croiser la route d’un groupe de 11 enfants et leurs deux accompagnateurs dans la rue. « Tuez-moi ou je vais en tuer un », aurait lâché l’agresseur, qui avait toujours son couteau en main. Il aurait également touché des enfants mais pas avec son arme blanche. Une vidéo amateur montrant une partie des faits a été diffusée sur les réseaux sociaux.

Les syndicats FO et UNSA Ferroviaire ont apporté leur « soutien plein et entier » à leurs collègues impliqués, saluant leur « professionnalisme ».