Incendie à la cathédrale de Nantes : un homme interpellé et placé en garde à vue


La cathédrale de Nantes est en proie à un important incendie. (photo Twitter / @pldelauney)

Au lendemain du terrible incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes (Loire-Atlantique), l’enquête ouverte pour « incendie volontaire » progresse.

Les enquêteurs en charge des investigations pour déterminer les circonstances du sinistre qui a touché la cathédrale de Nantes ce samedi matin ont interpellé et placé en garde à vue un suspect. Il s’agit d’un homme de 39 ans, bénévole du diocèse, qui était chargé de fermer à clé la cathédrale la veille de l’incendie.

Il a été interpellé et se trouve en garde à vue depuis 13h15 ce samedi. Le trentenaire est un migrant qui voulait être régularisé. Il s’agirait d’un réfugié rwandais. Ces derniers jours, il se serait plaint avec véhémence de sa situation de migrant et du non-renouvellement de son titre de séjour précise RTL.

« Des contradictions dans son emploi du temps » doivent être vérifiées par les enquêteurs, a indiqué le procureur de la République à BFMTV.

La veille, le magistrat avait indiqué qu’aucune trace d’effraction n’avait été constatée. Concernant cette garde à vue, il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pour l’heure que de vérifications et que « rien ne permet de l’impliquer dans la commission de l’incendie ». « Toute conclusion serait prématurée », a-t-il ajouté.


Deux des trois foyers analysés

Les investigations se poursuivent. Des techniciens et des experts sont toujours sur place et ont débuté l’exploration de l’intérieur de la cathédrale. Ils sont notamment chargés de vérifier l’installation électrique. La présence d’une grande quantité de gravats ne facilite pas la tâche des intervenants.

Deux des trois foyers ont été analysés. Ils se trouvent à proximité d’installations électriques. Le point de départ de cet incendie, qui se trouve près du grand orgue – également alimenté en électricité – n’a pas été identifié.