Incendie mortel à Paris : La suspecte était sortie de l’hôpital psychiatrique quelques jours avant le drame.


(capture écran images sapeurs-pompiers Paris)

La femme accusée d’être à l’origine de l’incendie dans un immeuble du XVIème arrondissement de Paris venait de sortir de l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP). Elle avait par ailleurs fait l’objet de deux procédures pénales en 2016, qui avaient été classées sans suite au vu de son état mental.

Le bilan de l’incendie de l’immeuble situé au 17 bis rue Erlanger est lourd : 10 personnes ont été tuées alors qu’une trentaine de personnes ont été blessées. Une suspecte âgée de 40 ans a rapidement été interpellée et placée en garde à vue.

Une mesure coercitive levée ce mardi après-midi puisque la mise en cause souffre de problèmes psychiatriques. Une enquête a été ouverte pour « destruction volontaire par incendie ayant entraîné la mort » et les investigations se poursuivent.

L’incendie allumé sur son palier après le passage de la police

Selon les derniers éléments récupérés par les enquêteurs qui ont entendu plusieurs témoins, il semblerait que la suspecte a allumé l’incendie sur son palier pour se venger d’un voisin pompier qui se plaignait de son tapage nocturne.

L’homme avait en effet appelé la police pour des hurlements et des bruits provenant de l’appartement de sa voisine. L’intervention de la police vers minuit n’avait pas donné lieu à son interpellation, cette dernière n’étant pas violente.


Sortie de psychiatrie le 30 janvier

Au moment de son interpellation, la femme accusée d’avoir allumé l’incendie était alcoolisée et tentait de mettre le feu à une voiture ainsi qu’à une poubelle. Elle avait quitté l’hôpital psychiatrique de Saint-Anne (XVe), le 30 janvier dernier selon Le Parisien. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois qu’elle était admise en psychiatrie à la demande de sa famille.

Sur les dix dernières années, elle aurait été internée 13 fois, pour une durée atteignant au total 5 ans. A chaque fois, sa famille était à l’origine de la démarche.

Deux procédures classées pour « état mental déficient »

La suspecte qui est mère d’un petit garçon de 10 ans dont elle n’a pas la garde, était aussi connue de la justice. En 2016, elle avait fait l’objet de deux procédures pénales, l’une pour des violences conjugales supposées, l’autre pour une tentative d’incendie d’un magasin explique RTL.

Des affaires qui n’avaient donné lieu à aucune suite, à cause de l’« état mental déficient » de la mise en cause.