Jet d’un engin explosif artisanal sur des policiers à Lille : 3 lycéens mis en examen


La gare de Lille-Flandres. (Illustration/wikimedia)

Trois lycéens dont deux mineurs ont été mis en examen. Ils sont accusés d’avoir préparé et jeté un « engin explosif artisanal » sur des policiers, sur le parvis de la gare de Lille-Flandres (Nord) ce mardi, en marge de la manifestation intersyndicale contre la réforme des retraites.

Des policiers étaient en sécurisation ce mardi vers 12h20 devant la gare de Lille-Flandres lorsqu’ils ont aperçu un petit engin explosif artisanal arriver vers eux. Il s’agissait d’une petite bouteille contenant un liquide qui serait de l’acide et de l’aluminium. Des clous et des vis se trouaient également à l’intérieur.

L’explosion de faible intensité n’a fait heureusement aucun blessé. Les policiers avaient pris soin d’écarter les passants qui se trouvaient à proximité, avant la détonation.

Placés sous contrôle judiciaire

Peu après les faits, le parquet de Lille avait ouvert une enquête pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Trois suspects, deux mineurs et un jeune homme de 18 ans ont rapidement été identifiés grâce aux témoignages et aux vidéosurveillances, puis interpellés.

A l’issue de leur garde à vue ce jeudi, les deux mineurs ont été présentés à un juge pour enfants avant d’être mis en examen et placés sous contrôle judiciaire a précisé le parquet de Lille.


Une information judiciaire pourrait être ouverte

Quant au suspect de 18 ans, il devait être jugé ce vendredi en comparution immédiate mais le tribunal a décidé de renvoyer le dossier au parquet à la demande des parties civiles.

L’avocat des sept policiers, Frédéric Mastarlerz, cité par La Voix du Nord, a en effet réclamé qu’un juge d’instruction soit désigné dans cette affaire, évoquant un dossier proche du « terrorisme » ou d’une « tentative d’homicide ».

Une information judiciaire pour « violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « détention de substance explosive » pourrait être ouverte. Le jeune homme de 18 ans a donc été présenté à un juge d’instruction avant d’être mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet qui avait requis sont placement en détention provisoire.