Angers : Un policier mis en examen pour avoir blessé un homme par balle lors d'une interpellation

Un fonctionnaire de police a fait usage de son arme à feu lors d'une interpellation à Angers, blessant un homme de 26 ans par balle à la jambe. Le policier et l'individu visé ont tous deux été mis en examen.
Angers : Un policier mis en examen pour avoir blessé un homme par balle lors d'une interpellation
Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock)
Par Actu17
Le dimanche 22 février 2026 à 23:13

Un policier de 53 ans a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire ce samedi 21 février 2026 à Angers (Maine-et-Loire), après avoir fait usage de son arme à feu lors d'une interpellation deux jours plus tôt. Selon le procureur de la République d'Angers, Éric Bouillard, le tir a été effectué "dans des conditions qui ne constituent pas un cas de légitime défense". L'homme visé, âgé de 26 ans, a également été mis en examen et placé en détention provisoire. Deux informations judiciaires distinctes ont été ouvertes.

Les faits se sont déroulés lundi 16 février. Ce jour-là, l'homme de 26 ans, "connu de la justice et placé sous curatelle à raison de ses troubles psychiques", est contrôlé dans un bus du réseau de transport en commun Irigo à Angers. Il "refusait de descendre du bus et agressait les contrôleurs. La présence d'un couteau était signalée qui n'était pas vérifiée lors de l'examen des vidéos", indique le procureur de la République.

Deux coups de feu

Trois jours plus tard, le jeudi 19 février, l'individu est reconnu par des agents de la société Irigo, qui contactent immédiatement les forces de l'ordre. "Trois policiers tentaient d'interpeller l'individu qui résistait malgré l'usage de pistolets à impulsion électrique", explique Éric Bouillard. L'homme jette alors "un caillou en direction de l'un d'eux".

"Un policier décidait alors d'utiliser son arme à feu. Après un premier tir vers le sol, il tirait une seconde fois en direction des membres inférieurs de leur opposant qui s'écroulait au sol. Il s'avérait qu'une balle avait traversé sa jambe", détaille le procureur de la République.

«Touché au moment où il tournait le dos au tireur»

L'analyse des images de vidéoprotection et l'examen médical de la victime ont confirmé "qu'il avait été touché au moment où il tournait le dos au tireur". Le fonctionnaire a reconnu auprès des enquêteurs "avoir pu faire une mauvaise interprétation de la situation, tout en soulignant que la situation lui était apparue dangereuse".

Le policier de 53 ans a été mis en examen "du chef de violences avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours". Il a été placé sous contrôle judiciaire et n'a pas le droit d'exercer sur la voie publique.

L'homme de 26 ans a quant à lui été entendu par les enquêteurs pour "des faits de violence sur un fonctionnaire de police, violence sur personne chargée d'une mission de service public, outrage, rébellion et menaces de mort". Il a reconnu les menaces mais pas les violences. Il a été mis en examen pour l'ensemble des faits qui lui sont reprochés et placé en détention provisoire.