Pau : Un jeune de 19 ans condamné à 17 ans de réclusion pour avoir frappé à mort un octogénaire

Le principal accusé, âgé de 19 ans, a été condamné à 17 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des mineurs de Pau. Son comparse de 20 ans, qui n'a rien fait pour l'arrêter, portera un bracelet électronique pendant un an.
Pau : Un jeune de 19 ans condamné à 17 ans de réclusion pour avoir frappé à mort un octogénaire
Le tribunal de Pau, le 21 août 2023. (Illustration / Shutterstock)
Par Actu17
Le dimanche 3 mai 2026 à 22:36

Un jeune homme de 19 ans a été condamné à 17 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des mineurs de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour avoir frappé à mort un octogénaire en novembre 2023. Son co-accusé, âgé de 20 ans, a écopé d'un an ferme aménageable sous bracelet électronique.

L'agression a eu lieu en novembre 2023, rue de l'Enfant-Jésus. L'homme de 86 ans a ouvert lui-même la porte de son appartement à son agresseur, qui était alors mineur. Le jeune homme s'est acharné sur lui à coups de poing, puis s'est emparé de la canne du vieil homme pour le rouer de coups. Une montre et un sac à dos ont été dérobés et confiés au comparse, qui patientait en bas de l'immeuble. L'agresseur est ensuite remonté pour frapper de nouveau le retraité. La victime est décédée à l'hôpital quelques heures plus tard, des suites de ses blessures. Les secours ont été prévenus par une voisine, alertée par les cris du vieil homme depuis son appartement.

Le principal accusé a été interpellé très rapidement après les faits. Il circulait en trottinette dans le quartier, sous l'empire de la cocaïne. Placé en détention provisoire dès la fin du mois de novembre 2023, il y est resté jusqu'à son procès. Son co-accusé, qui comparaissait libre, en dehors du box, n'a pas porté de coups, mais n'a rien fait pour interrompre son comparse, ni prévenu les secours, précise Ici.

Une attitude désinvolte tout au long des débats

Le procès s'est tenu à huis clos, le principal accusé étant mineur au moment des faits. D'après plusieurs sources ayant assisté aux débats et citées par nos confrères, le jeune homme aurait adopté une posture désinvolte tout au long de l'audience, allant jusqu'à rejouer avec des gestes les instants qui ont suivi le passage à tabac du retraité. Ce n'est qu'au tout dernier moment des débats que l'accusé a fait face aux proches du défunt pour leur adresser un mot de regret.

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Si l'excuse de minorité a bien été appliquée au principal mis en cause, les magistrats ont estimé que son profil et l'extrême violence des faits justifiaient une peine de 17 ans de réclusion criminelle. Son comparse de 20 ans devra, lui, porter un bracelet électronique pendant un an.