Perquisition dans les locaux français de X, Elon Musk convoqué en audition libre

Une perquisition a été menée ce mardi matin dans les locaux français du réseau social X. Elon Musk et Linda Yacarino sont convoqués en avril pour être entendus en audition libre.
Perquisition dans les locaux français de X, Elon Musk convoqué en audition libre
Elon Musk à Toronto (Canada), le 19 février 2024. (Shutterstock)
Par Actu17
Le mardi 3 février 2026 à 11:28

Une perquisition a été menée ce mardi 3 février dans les locaux français de la plateforme X. Elon Musk et Linda Yacarino ont par ailleurs été convoqués pour être entendus en audition libre au mois d'avril à Paris, dans le cadre d'une enquête ouverte en janvier 2025 et portant sur plusieurs infractions graves, a annoncé la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, dans un communiqué ce mardi matin.

L'opération a été diligentée "dans le cadre de l'enquête ouverte en janvier 2025 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, avec l'UNCyber de la gendarmerie et en présence d'Europol", précise le communiqué.

Des convocations aux fins d'auditions libres le 20 avril 2026 à Paris ont été envoyées à Elon Musk et Linda Yacarino, "en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits". Des salariés de la plateforme sont également convoqués la semaine du 20 au 24 avril 2026 pour être entendus en qualité de témoin. Ces auditions doivent "leur permettre d'exposer leur position sur les faits et le cas échéant les mesures de mise en conformité envisagées", indique le parquet.

"La conduite de cette enquête s'inscrit à ce stade dans une démarche constructive, dans l'objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises, dans la mesure où elle opère sur le territoire national", souligne la procureure de Paris.

Pour rappel, cette enquête a été ouverte à la suite de deux signalements reçus le 12 janvier 2025. Le 9 juillet 2025, le parquet de Paris a confié les investigations à la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN). L'enquête a ensuite été élargie à la suite d'autres signalements "dénonçant le fonctionnement de Grok sur la plateforme X, ayant conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel".

Les investigations portent sur sept infractions pénales : complicité de détention d'images de mineurs présentant un caractère pédopornographique, complicité de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée d'images de mineurs présentant un caractère pédopornographique, atteinte à la représentation de la personne (deepfake à caractère sexuel), contestation de crime contre l'humanité (négationnisme), extraction frauduleuse de données d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée, falsification du fonctionnement d'un système de traitement automatisé de données en bande organisée et administration d'une plateforme en ligne illicite en bande organisée.