Les forces de l’ordre visées par des tirs d’arme à feu en Guadeloupe et en Martinique

Les policiers et les gendarmes ont essuyé des tirs en Guadeloupe et en Martinique. (captures écran/DR)

De nouvelles violences urbaines ont éclaté de nouveau dans la nuit de lundi à mardi, en Guadeloupe. Des faits similaires se sont déroulés en Martinique. Les forces de l’ordre ont essuyé des tirs à Pointe-à-Pitre, ainsi qu’à Fort-de-France. Il n’y a heureusement aucun blessé à déplorer.

La tension ne faiblit pas en Guadeloupe. Les violences se sont étendues jusqu’en Martinique. La nuit dernière, les policiers et les gendarmes ont de nouveau fait face à de graves incidents. A Pointe-à-Pitre vers 21h30, un escadron de gendarmerie qui se trouvait dans la rue Amédée-Fengarol, a essuyé trois tirs d’arme à feu, d’un individu qui a pris la fuite. Un impact de balle a été constaté sur le véhicule des militaires.

Une heure plus tard, les hommes du RAID ont également essuyé des tirs dans le même secteur. Aucun suspect n’a pu être interpellé sur le moment. De nombreux barrages ont aussi été levés par les forces de l’ordre au cours de la nuit au même endroit, ainsi qu’au Gosier et aux Abymes.

« Des tirs de 9 mm à plusieurs reprises »

En Martinique, les sapeurs-pompiers et les policiers ont été visés par des tirs d’arme à feu ainsi que des jets de projectiles alors qu’elles intervenaient sur des feux de poubelles allumés sur la voie publique, dans le quartier de Sainte-Thérèse, à Fort-de-France. « D’autres feux de poubelles et de véhicules ont été allumés vers 01h45, c’est à ce moment que les patrouilles ont essuyé des tirs de 9 mm à plusieurs reprises. Des impacts ont été relevés sur les véhicules », a précisé le commandant Joël Larcher, responsable de la communication de la direction départementale de la sécurité publique de Fort-de-France.

Le réseau routier de Martinique a aussi été très perturbé. Des barrages ont été mis en place ce mardi matin, à l’appel de l’intersyndicale. « Nous disons au préfet de nous respecter », a réclamé Éric Bellemarre, secrétaire général FO Martinique, à la radio RCI, ce mardi matin. « Le Premier ministre a annoncé qu’il fallait ouvrir un espace de dialogue mais son représentant local n’a pas dû recevoir le message ».

Cet appel à la grève générale a été lancé par 17 organisations syndicales qui réclament notamment la fin de l’obligation vaccinale, et des suspensions pour les soignants, mais aussi la hausse des salaires et des minima sociaux, ainsi que la baisse des prix des carburants et du gaz.