Lynchage de Bassem Braiki : un complice présumé du rappeur Sadek interpellé


Le rappeur Sadek (à gauche) a été placé en garde à vue après la violente agression du youtubeur Bassem Braiki ce mardi. (captures écran vidéo)

Un second suspect a été interpellé après la violente agression du youtubeur Bassem Braïki à Vénissieux (Rhône) dans la nuit de lundi à mardi. Ce dernier ainsi que le rappeur Sadek doivent être déférés devant un juge d’instruction ce vendredi.


Le passage à tabac a été filmé et les images diffusées sur les réseaux sociaux. Le rappeur Sadek a été interpellé à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) ce mercredi après-midi avant d’être placé en garde à vue. Il est accusé d’avoir violemment roué de coups le youtubeur Bassem Braïki, 37 ans, à proximité du domicile des parents de la victime à Vénissieux, avec d’autres individus.

Un second suspect a été interpellé ce jeudi et a lui aussi été placé en garde à vue. Il doit être déféré avec le rappeur Sadek, 28 ans, devant un juge d’instruction ce vendredi dans le cadre d’une information judiciaire ouverte des chefs de violences volontaires aggravées par trois circonstances et vol aggravé, a indiqué le parquet de Lyon.

Les faits se sont déroulés vers 4 heures du matin et une vidéo montrant la violente agression a été diffusée sur les réseaux sociaux peu après. On y aperçoit la victime le visage recouvert de sang qui est rouée de coups et frappée avec une matraque télescopique. Le rappeur Sadek a aussi diffusé une vidéo semble-t-il juste après les faits, où il montre du sang qu’il a encore sur les mains.

L’avocat de Bassem Braiki évoque une « tentative de meurtre »

L’avocat de Bassem Braiki, Me David Metaxas, évoque une nouvelle vidéo du passage à tabac de son client, parlant d’une « tentative de meurtre ».


« Dans une nouvelle vidéo de la scène, qui vient de m’être communiquée, on peut voir l’un des agresseurs brandir une arme de poing au-dessus de la tête de mon client », indique-t-il au journal Le Parisien. « Des douilles auraient été retrouvées », a-t-il ajouté. Bassem Braiki s’est vu attribuer 5 jours d’Incapacité totale de travail (ITT).

Des appels au boycotte à l’origine des faits selon l’avocat du rappeur

De son côté, l’avocat du rappeur Sadek a confirmé que l’origine de ce lynchage était des appels sur les réseaux sociaux à boycotter le showcase de son client qui devait se dérouler ce samedi à Saint-Priest.

Le concert a été annulé par les organisateurs qui craignaient des débordements suite à ces appels. Le youtubeur et le rappeur ont ensuite échangé des messages d’insultes sur les réseaux sociaux.

Ce mardi matin, la veille de son interpellation, le rappeur avait diffusé un message sur Instagram où il évoquait ses regrets. « En vrai de vrai je ne suis pas fier de moi (…) j’ai cédé comme un imbécile à la violence et à la haine parce-qu’au bout d’un moment je ne supportais plus la violence et les menaces avec des armes, les propos (…) ça m’a fait sortir de mes retranchements », a-t-il déclaré, ajoutant : « Ce que j’ai fait c’est de la grosse merde et regardez bien, je vais payer pour ça (…) et ce qui va m’arriver c’est bien fait pour moi ».