Lyon : Deux caméras de surveillance détruites avec des engins pyrotechniques durant la nuit

Illustration. (Jose Hernandez Camera 51/shutterstock)

Deux caméras de vidéosurveillance ont été détruites en l’espace de quelques heures dans le 8e arrondissement de Lyon, dans la nuit de jeudi à vendredi. Les auteurs ont utilisé des engins pyrotechniques pour arriver à leurs fins et ont pris la fuite.

Les vidéosurveillances dérangent les trafiquants et sont régulièrement dégradées ou détruites. Nouveau cas à Lyon dans la nuit de jeudi à vendredi dans le 8e arrondissement. Une explosion a été signalée aux policiers vers 22 heures jeudi soir, à l’angle du boulevard Pinel et de l’avenue Paul-Santy.

Sur place, les policiers ont découvert une caméra de surveillance détruite qui se trouvait par terre, à une cinquantaine de mètres du mât sur lequel elle était installée. Les auteurs de cet acte ont vraisemblablement utilisé des mortiers d’artifice. « Il y avait des débris d’engins pyrotechniques au sol », confirme une source policière. Le mât en métal de la caméra était également dégradé. Au moins quatre individus ont été aperçus par des témoins alors qu’ils prenaient la fuite.

Quelques heures plus tard, vers 2 heures du matin, nouvelle alerte dans le même arrondissement, cette fois sur la place André-Latarjet. Une deuxième caméra de surveillance a été détruite, semble-t-il de la même façon. « Les fils de la caméras ont été détruits, rendant l’appareil hors service », précise notre source. Des constatations ont été réalisées sur les deux lieux et une enquête a été ouverte. Elle a été confiée au commissariat de l’arrondissement et doit permettre de retrouver les auteurs.

Des vidéosurveillances détruites à l’explosif et 160 kg de cannabis saisis

En juillet dernier, sept caméras de surveillance ont été détruites à l’explosif et avec de l’essence dans ce même arrondissement. Une affaire qu’Actu17 avait révélée. Durant cette enquête, les policiers ont interpellé deux individus dans le cadre de ces investigations qui sont âgés de 18 et 25 ans. Le frère de l’un d’entre eux a été placé en détention provisoire le 25 octobre dernier dans l’enquête sur les rodéos sauvages organisés par les « Daltons ».

Au cours des perquisitions, les policiers de la sûreté départementale ont découvert 160 kilos de résine de cannabis et près de 25 000 euros en numéraire, ainsi qu’une arme de poing, dans le garage de cet individu lié aux « Daltons ». Il a été incarcéré à son tour, jusqu’à son procès et une seconde enquête a été ouverte pour trafic de stupéfiants, qui a été confiée à la police judiciaire lyonnaise.