Meurtre de Nadège Desnoix : un suspect identifié par son ADN et interpellé, 27 ans après

Nadège Desnoix a été étranglée et tuée de plusieurs coups de couteau le 24 mai 1994. (DR)

Près de trente ans après le meurtre de la jeune Nadège Desnoix, à Château-Thierry (Aisne), un suspect a été interpellé ce mardi matin. Cet homme âgé de 54 ans est soupçonné d’être le meurtrier de ce cold case. Il a été identifié grâce à son ADN.

Cela pourrait être la fin d’un mystère qui date du 24 mai 1994. Ce jour-là, Nadège Desnoix, 17 ans, a été sauvagement tuée sur un sentier de Château-Thierry, commune où elle était scolarisée. La victime a été étranglée et a reçu au moins huit coups de couteau. Aucun suspect n’a été interpellé à l’époque et les investigations se sont penchées à un moment vers Michel Fourniret, « l’Ogre des Ardennes ». La piste a finalement été écartée.

L’affaire a connu un rebondissement à peine croyable ces derniers jours puisque les enquêteurs de la police judiciaire de Creil et de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) ont interpellé ce mardi matin un homme de 54 ans, soupçonné d’être le tueur de cette adolescente révèle Le Parisien. Arrêté à Rennes (Ille-et-Vilaine), il a été placé en garde à vue.

Originaire de la même région que la victime

Le quinquagénaire a été identifié suite à une procédure judiciaire dans laquelle il est poursuivi pour violences conjugales. A ce titre, il a fait l’objet d’un prélèvement ADN qui a été transmis au FNAEG (fichier national automatisé des empreintes génétiques). C’est ainsi que les enquêteurs ont constaté que cet ADN correspondait à celui retrouvé sur la scène de crime, 27 ans plus tôt. Le suspect, originaire de la région de Château-Thierry, s’est installé il y a quelques années à Bar-le-Duc (Meuse) et travaille en Bretagne. La suite des investigations permettra de confirmer qu’il s’agit, ou non, du meurtrier de cette jeune étudiante.

Le jour de sa mort, Nadège Desnoix, scolarisée en 1re F2 au lycée technologique Jules-Verne de Château-Thierry, avait son premier cours à 14 heures. Elle s’était installée dans un café situé non loin de son établissement pour passer le temps. L’adolescente a quitté les lieux en fin de matinée et n’a plus donné signe de vie. Les enquêteurs avaient déjà exploré de nombreuses pistes dans ce dossier, en vain.